Joue-la comme la forêt

Toujours en quête d’inspiration, les entreprises se voient offrir le modèle idéal en période de crise : vertueux, inspirant et furieusement écolo : la forêt. Plutôt que de rester derrière l’arbre pour ne pas la voir, elles pourraient y grimper pour prendre de la hauteur : en réinventant un modèle économique qui s’inspirerait de la nature, les entreprises renforceraient la lutte contre le réchauffement climatique tout en consolidant leurs performances et leur image de marque.

Etre neutre ne suffit plus
1. Le réchauffement climatique s’accélère et les ressources se raréfient plus rapidement que prévu. Le Jour du dépassement de la Terre intervient de plus en plus tôt dans l’année, sauf en 2020, confinement oblige.
2. La crise du coronavirus a encore aggravé les disparités socio-économiques. Résultat : les plus jeunes souhaitent que les entreprises contribuent positivement à une société meilleure et agissent concrètement pour la planète.

Ré-gé-né-ra-tion
Nous pouvons l’apprendre de la nature. Dans sa conférence TED, Suzanne Simard, professeure d’économie forestière à l’université de Colombie-Britannique, montre à quel point la nature est généreuse, une vertu rarement associée au monde de l’entreprise.
Dans la forêt, les arbres partagent avec magnanimité des informations et des éléments nutritifs avec leur écosystème, en utilisant un réseau profond de champignons dans le sol.
Les entreprises aussi pourraient devenir régénératrices, en contribuant par leurs activités, à la préservation, voire la régénération de l’environnement, la participation à l’amélioration du bien-être humain et de la société en général, tout en étant indépendante et viable économiquement.

Interface, l’entreprise pionnière
Premier fabricant mondial de tapis modulaires, Interface s’est fixée comme objectif d’inverser le réchauffement climatique. Elle pilote le projet « l’usine-forêt » : son usine australienne fournit gratuitement à son environnement de nombreux  services écosystémiques positifs », tels que de l’air et de l’énergie propre, de l’eau potable, une captation du carbone et le cycle de ses nutriments.
En s’inspirant des leçons tirées de ce projet, Interface a adapté la conception de son usine américaine pour qu’elle fonctionne davantage comme un écosystème naturel, à la fois performant et altruiste. Objectif : un bilan carbone négatif d’ici à 2030.

La triple régénération : People, Places, Planet
C’est le programme de Danone « Une planète, une santé ». L’entreprise aide ses fournisseurs à adopter une agriculture régénératrice, en utilisant des techniques scientifiques et des méthodes naturelles : rotation des cultures, préservation de la biodiversité, amélioration du bien-être animal. Les fournisseurs augmentent leurs rendements, donc leurs revenus et la valeur de leurs terres, en minimisant les émissions de CO2 et l’utilisation d’engrais toxiques.
L’agriculture régénératrice revitalise les communes rurales vulnérables et inverse le cycle du changement climatique en captant le carbone dans le sol. Les consommateurs sont également vainqueurs en bénéficiant d’aliments riches en nutriments.

Pour Eric Rampelberg, vice-président d’Interface : « l’avenir, c’est l’économie de l’usage : les produits sont conçus pour être durables, réemployables et recyclables – en étant, entre-temps, démontables et nettoyables ». On ne les achète plus, on les loue.

La tentation de manager-coacher

On est passé en quelques années du manager leader, le chef dont le groupe va suivre le leadership, au manager coach. Le management traditionnel est remis en question, les mentalités évoluent. La recherche de bien-être au travail, le besoin d’une interaction, de communication, de fusion du groupe conduit à une nouvelle approche : le manager coach.

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La parabole « dîne que dîne »

Hier soir nous étions 6 amis à nous retrouver, dans le respect des gestes barrière et des dernières recommandations. Nous avons tous notre carte de membre actif de ce club qui nous réunit régulièrement pour échanger, partager, chercher, nous distraire aussi parfois.

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