Après quoi les managers courent-ils … à pied ?

8,5 millions de Français déclarent pratiquer la course à pied* alors qu’ils n’étaient qu’un petit nombre d’initiés dans les années 80.
C’est le signe que la société évolue : plus de temps pour ses loisirs, plus de sport pour son bien-être et plus de performance pour sa santé physique et mentale.
La course à pied – et son Everest, le marathon – est une réponse à la fois personnelle et professionnelle tant il existe un lien entre pratique sportive et managériale.

Au départ, ce n’est pas l’amour de la course à pied
Courir est un sport plutôt solitaire et pas très ludique. Une pratique sérieuse et régulière prend du temps et ce n’est pas forcément une partie de plaisir. Mais au fil des séances et de l’amélioration de ses performances, la course à pied devient rapidement une drogue douce qui maintient en forme et permet de refaire le plein d’énergie. C’est un effort régulier intense, dont rapidement on ne peut plus se passer.

Mais c’est un des rares moments où on peut réfléchir
En courant, on trouve plus facilement une solution à ses problèmes. On est plus détendu, donc plus créatif car on sort de son cadre professionnel habituel. On fait le vide naturellement en réfléchissant plus sereinement.
On n’est pas dérangé par le téléphone ni les mails et on peut réellement se concentrer sur le moment présent. Courir permet de se vider la tête en clarifiant sa pensée pour aller à l’essentiel.

Décompresser pour être plus performant
Une pratique régulière de la course à pied permet d’être plus performant au travail car on est à la fois plus décontracté et concentré, mais aussi plus endurant et sûr de soi. Au point que des coureurs assidus prétendent ne plus pouvoir suivre le même rythme professionnel s’ils arrêtent de courir car ils deviennent irritables, voir déprimés.
L’effort suscite la sécrétion d’endorphines légères – c’est la bigorexie – qui procurent un sentiment de bien-être.

Un équilibre et une bonne façon de se démarquer
Les entraînements sont un des rares moyens de créer des barrières autour de nos vies professionnelles, souvent fatigantes et anxiogènes, c’est l’occasion de se réaliser dans un autre environnement que le bureau.
C’est également un marqueur identitaire positif et un élément de différenciation qui peut servir sa carrière. Sont mises en exergue des qualités d’endurance, d’abnégation et la capacité à mobiliser son énergie en s’imposant une discipline sportive : de quoi devenir un exemple pour ses collaborateurs.

Course à pied et pratiques managériales
Les entreprises se sont emparées du phénomène pour en faire un outil de management. A l’externe pour soigner leur marque employeur ou leur image auprès de leurs clients. En interne, c’est également un outil de cohésion, de motivation et de formation.
La course à pied est une excellente métaphore pour faire travailler ses équipes sur des situations de travail ou des méthodes opérationnelles. Les valeurs que porte la course à pied sont duplicables dans une activité professionnelle. Ses enseignements peuvent être associés à la gestion de projets.

Faites-vous coacher par un marathonien
La course à pied étant l’un des sports les pratiqués par les cadres dirigeants, il n’y a qu’un pas à franchir pour mixer coaching et running. Au rythme de 2 à 4 séances par mois, la course dure 40 à 45 minutes à une allure de confort pour parler sans s’essouffler, en début ou fin de journée dans une cadre agréable.
La prise de parole est facilitée, directe et dégagée des scories des discours formatées. Le coaché se sent plus libre, ses pensées sont plus claires.
Le sport est une éternelle métaphore de la compétition économique, que se livrent les entreprises et les managers entre eux. Toujours en quête de performance !

* Selon une enquête de la Fédération Française d’Athlétisme

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