Le post-it : sérendipité, fake news et co-construction …

Vous connaissez l’histoire ? Il aurait été inventé par erreur par un chercheur qui cherchait à mettre au point une colle extra-forte. L’exemple parfait de la sérendipité, l’art de trouver autre chose que l’on cherche.
Faux ! C’est un autre chercheur qui, se souvenant de cette colle qui ne collait pas, y a pensé pour une autre utilisation. Ainsi naquit le post-it, fruit d’une involontaire collaboration.

1964
Spencer Silver travaille chez 3M à l’élaboration de produits plus collants, plus robustes et plus résistants mais ne réussit qu’à inventer un adhésif poisseux, doté d’un faible pouvoir adhésif.
Il fait circuler l’information en interne mais personne n’y croit. Le programme est finalement abandonné en 1972 et tombe dans l’oubli. Spencer Silver n’aura gagné qu’un surnom « Monsieur Persistant » car il ne voulait pas capituler.

1974
Art Fry est aussi chercheur chez 3M et chante dans la chorale de son église. Il utilise des petits papiers pour marquer les pages des cantiques qui vont être chantés à la prochaine messe. Mais le dimanche suivant, les petits papiers sont encore tombés.
Il se souvient de la colle de Spencer et commence à travailler avec lui pour mettre au point le produit qu’il a en tête : « je me suis dit que ce que nous avons là n’est pas qu’un signet. Il s’agit d’une toute nouvelle façon de communiquer ». raconte-t-il.

1976
Il faudra un an et demi pour mettre le produit au point car il exige des calculs de haute précision. Le papier nécessite de multiples traitements et la couche d’adhésif doit être suffisamment fine pour que la partie encollée ne soit pas plus épaisse que le papier.

Opération « Boise »
Une fois le produit finalisé, la marque décide de le tester auprès des consommateurs en distribuant massivement des échantillons dans la ville de Boise, dans l’Idaho. Succès total : 90% des personnes qui testent le produit déclarent qu’elles l’achèteraient.

Décollage immédiat
« C’est un produit qui a toujours fait son auto promotion, affirme Art Fry, puisque les clients apposent des post-it sur les documents qu’ils envoient à d’autres personnes, ce qui pique leur curiosité. Elles examinent le produit, le décollent et s’amusent un peu avec, puis s‘en vont en acheter un bloc pour leur propre usage ».

A la conquête d’Hollywood
On ne compte plus les films dans lesquels le post-it fait une apparition. A la télévision, dans un épisode de sex and the city, le compagnon de Carrie rompt avec elle sur un post-it. Dans le dernier épisode de la saison de Grey’s Anatomy, Meredith Grey et Derek Shepherd écrivent leur voeux de mariage sur un post-it.
Après 28 ans chez 3M, Spencer Silver prend sa retraite, avec plus de 22  brevets à son actif, mais toujours époustouflé : « le phénomène des post-it est encore mieux que ce à quoi je m’attendais » : aujourd’hui c’est plus de 4 000 produits vendus dans 150 pays ! Ce qu’on appelle un objet culte.

Vous lisez ? Il n’y a – surtout – pas qu’Amazon !

Il y a même beaucoup mieux. A la fois commerce de proximité, écoresponsable et digital, il place la passion des livres et la satisfaction de ses clients au coeur de son activité.
Bienvenu sur le site
quaideslivres.fr : à vous les 42 000 livres d’occasion à petit prix pour étancher votre soif de lecture.

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Vous aussi, vous souffrez de leucosélophobie ?

Angoisse de la page blanche ? Panne d’inspiration ? La plus grande crainte au moment de rédiger un texte est de ne pas savoir quoi dire, ou leucosélophobie.
Ce syndrome, auquel nous avons tous été confrontés, affecte tous les créateurs, rédacteurs mais aussi peintres, compositeurs, architectes, artisans … Mais comme pour toute maladie, il existe des remèdes.

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« On ne désire jamais une chose ou un objet mais aussi tout ce qui l’entoure »

Il y a longtemps qu’on ne vous avait pas parlé de Gilles Deleuze … La publicité a l’art de s’approprier les philosophes pour les recycler à son profit. Le désir est l’une des cinq valeurs avec la fierté, la joie, l’empathie et la surprise qui permettent de créer une relation privilégiée entre une marque et ses consommateurs.
C’est sur ce constat qu’Alexandre Alloul a fondé l’agence de communication la 5ème, spécialiste du brand content émotionnel, dont il est le Président. Dans le cadre du salon All for Content, il a donné une conférence pour expliquer cette stratégie. En voici le résumé.

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Social room, la pièce qui manquait aux réseaux sociaux

Toutes les marques publient : pas toujours bien, plus ou moins souvent, parfois de façon désordonnée mais les entreprises comprennent la nécessité de sortir la tête du flux et de trouver leur flow.


La relation entre le citoyen et l’entreprise est noyée par la quantité exponentielle de messages qui peut provoquer de la confusion. Il s’agit donc de redonner du sens à la communication digitale, résister à la tyrannie de l’immédiateté et s’assurer de la cohérence des messages dans la durée.

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Le freemium, troisième voie de l’info ?

Les gens achètent de moins en moins de journaux. Ce constat est identique pour la musique, les films, les jeux vidéo, bref tout ce qu’internet nous a habitué à trouver gratuitement en ligne. La baisse de l’audience entraîne une baisse des recettes publicitaires … moins de collaborateurs, baisse de la qualité, nouvelle chute des ventes. C’est un cycle infernal.

Et puis il y a le gratuit, tout le monde s’y est essayé, sans pouvoir convertir en recettes suffisantes ce modèle qui repose sur la publicité, donc sur une audience très forte pour être monnayable. Les recettes papier ne migrent pas vers le web et le lectorat est difficile à valoriser car versatile puisque habitué à consommer gratuit.

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Le storytelling, nouvel eldorado des communicants

Le storytelling  c’est l’art de raconter des histoires. Non pas de les inventer pour transformer la réalité, mais plutôt de faire passer vos messages clés grâce à un récit qui captivera vos cibles.

Ce concept nous vient bien sûr des Etats-Unis et du mouvement du Nouveau Journalisme des années 70. C’est une forme d’écriture littéraire qui a révélé des auteurs cultes comme Tom Wolfe ou Hunter S. Thompson, qui assumaient leur propre subjectivité et utilisaient la mise en scène pour raconter le monde à leur manière.

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Comment mesurer la réussite d’une opération de « relations publics » * (suite et fin)

On a cherché une approche plus simple et plus performante pour mesurer ses investissements pour chaque moyen de communication.

Ce référentiel permet également de fournir un élément de comparaison commun à tout le monde dans le cadre d’une mesure internationale de résultats de relations Publics.

Les indicateurs et outils présentés succinctement ici sont davantage une source d’inspiration pour les professionnels qu’une recette toute faite.

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