Françoise Nowak, accoucheuse de voie

« Si la voix change, c’est que la personne a changé. C’est un cercle vertueux ».
Françoise Nowak s’exprime d’une voix admirablement posée, chantante et joyeuse. Elle est accoucheuse de voix. Sa certitude : « nous avons, enfouie en nous, une voix beaucoup plus riche que celle que nous émettons». Sa passion : « aider à la révéler, parce qu’alors nous devenons pleinement nous-mêmes et prenons notre place».

Selon cette spécialiste, nous sommes loin de déployer cette voix que nous aurions, si nous avions grandi « sans encombre », dans une belle verticalité physique et dans notre propre souveraineté : nous parlons d’une voix amoindrie par les réactions corporelles de fermeture que nous avons adoptées pour faire face aux épreuves émotionnelles de notre histoire.

Par exemple, cette voix peut avoir été bridée à long terme (à l’image de son possesseur !), suite à d’impérieux « tais-toi » ou « tu parles trop fort !», assenés sans ménagement dès le plus jeune âge.
Et quid de la mise au rebut vécue par nombre d’enfants, au motif qu’ils chantent faux ? « Elle génère l’une des blessures narcissiques les plus terribles » affirme Françoise.

Notre accoucheuse de voix déplore d’autant plus cette attitude d’exclusion qu’en général, « une séance suffit pour que les personnes concernées se mettent à chanter juste ! Lorsque nous sommes dans la plénitude de notre voix, nous habitons complètement notre maison intérieure, de façon rayonnante à l’extérieur  » poursuit notre interlocutrice, de sa voix mélodieuse.

Le travail corporel d’incarnation que cela demande pour dénouer nos tensions inutiles et nous redresser vaut le déplacement : « il conduit à vivre dans « l’en-chantement » s’exclame Françoise avec enthousiasme, ravie de constater que le langage commun associe l’idée d’« enchantement » au fait « d’avoir le chant en soi ».

Ces propos sont illustrés de façon éclairante par le témoignage de Jean-Philippe, avocat :

Ce familier de la parole déclare en effet avoir vu se régler sans effort, bref « comme par enchantement », des questions professionnelles complexes, suite aux séances qu’il a faites avec Françoise.

Vibrer au diapason de soi-même grâce à une voix authentique, riche de toute sa « matière sonore », rend joyeux. « Cela permet de se faire entendre à tous les sens du terme, d’une voix belle et puissante, dans le calme et la présence » souligne la spécialiste.
D’où l’intérêt de pratiquer cette méthode pour ceux qui n’aiment pas leur voix, qui n’osent pas dire ce qu’ils pensent à leur proche ou en réunion, ou encore qui veulent développer leur leadership.

Plus on déploie sa voix dans sa vérité, plus elle embellit et se distingue de toutes les autres. C’est en quelque sorte notre carte d’identité sonore. Elle dit tout de ce que nous sommes, au moment où nous parlons …
Nous évoquions au début de cet article la notion de cercle vertueux… La boucle est bouclée !

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