Responsable du bonheur … Si, ça existe aussi en entreprise !!!

La communication, c’est aussi de la communication interne car vos collaborateurs sont votre principale force. Et en matière de management un salarié heureux coûte beaucoup moins cher à son patron : il est deux fois moins malade, six fois moins absent et 55% plus créatif qu’un salarié malheureux. Pour avoir des salariés heureux, donc performants, l’entreprise s’adapte et invente les CHO “chief happiness officers”. Et comme souvent l’innovation vient des Etats-unis et gagne la France.

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Affiche 4×3 dans le métro : le concours « Best Worplaces 2016 » récompense les meilleures entreprises où il fait bon travailler en France.

Ainsi dans son livre “Happy RH”, Laurence Vanhée explique que la mission doit évoluer « d’un rôle de gestionnaire de capital humain vers un rôle de développeur de capital humain. Cette évolution passera notamment par le développement d’une culture positive, de confiance et responsabilisante qui met l’humain et la notion d’équipe au centre des préoccupations de l’organisation et le développement d’une nouvelle génération de leaders ».

Les missions d’un responsable du bonheur sont clairement définies par Nathalie Forestier, responsable du bonheur chez Allo Resto* : « Je fais en sorte que les salariés aient le sourire le matin en arrivant au bureau. Je suis à la fois responsable de leur bien-être et de la culture d’entreprise. Ils doivent vivre et travailler dans un environnement qui leur plaît et c’est ce que j’essaie de construire. Mon but est de casser la routine et la norme pour que les salariés travaillent mieux. Je dois répondre à leurs besoins ».

Elle détaille ensuite les recettes du bonheur en entreprise : « D’abord grâce à de beaux locaux, où ils pourront développer de bonnes habitudes de travail. Nous nous sommes installés dans nos locaux actuels en août 2014: 980m², décorés par les salariés eux-mêmes, avec notamment une salle de détente où sont accessibles une table de ping-pong et des jeux vidéo. Nous organisons aussi de nombreux événements en interne, à la fois pour stimuler et détendre les salariés. Un coach sportif vient une fois par semaine dans les bureaux pour dispenser des cours, tout comme un professeur de yoga, une fois par mois. Une fois par mois aussi, nous organisons un déjeuner d’entreprise, offert par Allo Resto aux salariés, qui nous permet en même temps de tester nos partenaires. Et pour renforcer la cohésion d’équipe, nous fêtons les anniversaires de nos salariés. Enfin, tous les ans, l’entreprise emmène ses salariés en séminaire durant un week-end entier; cette année, c’était à La Clusaz ».

Pour ce poste nouveau, elle en détaille les qualités principales : « il doit être altruiste, à l’écoute des autres pour bien cerner leurs attentes et dynamique. Mais surtout, il doit être positif, optimiste, pour arriver à transmettre le bonheur aux autres. C’est un poste-clé parce qu’il permet non seulement de souder les équipes mais aussi de renforcer et de faire vivre au quotidien les valeurs de l’entreprise. C’est d’autant plus important que nos équipes sont jeunes et que la génération Y accorde beaucoup d’importance à son environnement de travail ».

Laissons la conclusion à Xavier Camby, auteur de “48 clés pour un management durable” : « c’est une question de bon sens. Le bien-être est le premier facteur de la performance individuelle et collective.  […]. On peut concevoir des organisations transversales mais le seul qui soit suffisamment proche de l’employé pour veiller a son bien-être, c’est le manager. […] Il ne s’agit pas de distribuer du chocolat mais au contraire de responsabiliser son collaborateur en lui demandant de quoi il a besoin. On n’entre pas dans une approche psychologisante ou analytique, l’idée est d’instaurer une confiance. Une intrusion créerait au contraire du mal-être, or il faut respecter la liberté de chacun. L’idée est de tout mettre en œuvre pour que le collaborateur se sente à l’aise ».

* L’interview de Nathalie Forestier, responsable du bonheur chez Allo Resto, est parue sur lefigaro.fr du 24 mars dans la rubrique « économie ».

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