Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques … de la vie quoi !

🎭 Vu « La fin du courage » au théâtre de l’Atelier, avec Isabelle Adjani et Laure Calamy. Quel gâchis ! Les deux – très grandes – comédiennes, livret en main, lisent plus qu’elles interprètent le texte de Cynthia Fleury. Le spectacle de Laure Calamy, encordée, en combinaison d’alpiniste se débattant avec son paquet de feuilles est ridicule. Un suicide artistique qui occulte tout le reste.

📕 Lu « Nulle part ou revenir », d’Henri Wise, chez Sonatine. Roman policier d’une impossible rédemption dans cette petite ville rurale du sud des Etats-Unis. Un shérif enquête sur le meurtre d’un ami d’enfance alors que tout accuse un vieil homme noir. Atmosphère poisseuse, vies brisées, passés tourmentés, regrets amers … L’identité du coupable compte moins que les motivations des personnages qui peuplent ce roman noir. Noir comme l’enfer.

📕 Lu « Tressaillir », de Marie Pourchet, chez Babel. Histoire de séparation, puis d’un retour et enfin d’un re-départ (je suis bien conscient du double sens de ce dernier mot 😉). Partir ! Est-ce se libérer ou chuter plus bas encore ? Car beaucoup plus qu’un départ, c’est une fuite, pour un ailleurs, incertain et douloureux, vécu de manière désordonnée. D’où l’idée que c’est se tirer, c’est se chercher, avec le risque de se perdre.

⚫ Ecouté « Deg », de Vulfmon. Si vous aimez la pop, le funk, la soul, l’électro et n’avez rien contre le mélange des genres, ce disque est pour vous. Aussi méchamment “groovy” que joyeusement “chilly”, le disque s’écoute comme un rêve qui se réalise. Avec en guests l’inspiration de Tyler Ballgame (à découvrir et en concert à la Boule Noire en avril) et la voix ensorcelante d’Evangeline …

📽️ Vu « L’affaire Bojarski », de Jean-Paul Salomé, avec Reda Kateb, Sara Giraudeau et Bastien Bouillon. L’histoire d’un faussaire, réfugié polonais, qui pendant 13 ans a produit 5 millions en faux billets plus vrais que nature. Film raccord avec son sujet, copie déjà vue et revue de films bien fabriqués, agréables mais prévisibles, avec des dialogues minimalistes. Sauf la dernière ½ heure où l’auteur se souvient qu’on peut toujours laisser parler ses émotions et s’affranchir de ses modèles …
A lundi prochain …