Bloc-notes culturel du 13 juillet 2026

Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques, des concerts, de la danse … de la vie quoi !

📕 Lu « La onzième heure » de Salman Rushdie. Oublions une fois pour toute Les versets sataniques en 88, la fatwa de Khomeiny en 89 et l’attaque au couteau en 2022 !
L’américano-britannique d’origine indienne est avant tout un formidable conteur et écrivain.
Son dernier roman est un recueil de 5 nouvelles sans lien narratif, où le réel glisse imperceptiblement vers le fantastique et le quotidien vers le merveilleux.
Les frontières entre les vivants et les morts, le rêve et la mémoire, le rationnel et l’inexplicable s’effacent. Profitez de l’été pour le découvrir !

⚫ Ré-écouté « Rubber Soul », des Beatles. Leur 6ème album, sorti le 3 décembre 1965 (3 mois après Help !) est celui de la transition entre l’album rouge et l’album bleu. Les 14 chansons qui composent l’album – Drive My Car, Norwegian Wood,  Nowhere Man, Michelle, Girl, In My Life … – sont de textures plus complexes avec des ambiances plus introspectives.
Fruit d’un long travail et de multiples expérimentations aux studios EMI d’Abbey Road, on y découvre des instruments peu rock’n roll – sitar, harmonium …
“Avant Rubber Soul, c’était à peu près la musique de n’importe qui. Aujourd’hui, on se rapproche de la musique des Beatles”. John Lennon.
Rubber Soul est classé 5ème meilleur album de tous les temps par Rolling Stones. Il émerveilla Brian Wilson, le leader des Beach Boys, qui se jura de faire encore mieux  …

⚫ Et donc ré-écouté « Pet sounds », composé par Wilson et sorti par les Beach Boys le 16 mai 1966. Il choisit la voie de la surenchère créative, élevant la musique vers des sommets de sophistication harmonique, mélodique et orchestrale.
Wilson porte ses techniques de production à un summum de perfection technique et créative et va lui aussi chercher des instruments improbables – thérémine, clavecin, cor anglais, clochettes, cris d’animaux et autres bruitages hétéroclites (d’où le titre de l’album) – combinés avec des harmonies vocales complexes.
God Only Knows est la plus belle chanson d’amour jamais écrite. Paul McCartney.
Après l’écoute du chef d’œuvre, les Beatles sortent Sgt. Pepper’s lonely hearts club band, en 1967, classé 1er par Rolling stones … devant Pet Sounds, 2ème. C’en est trop pour Wilson, qui sombre dans la dépression …
En 2016, j’ai eu la chance de voir Brian Wilson jouer l’album en intégralité, pour ses 50 ans, salle Pleyel.

📽️ Vu « L’écologie des sentiments », d’Alexandre Steiger. L’histoire d’un timide réceptionniste d’hôtel, couvé par son patron de père, qui voit sa vie bouleversée par une cliente, Lola, écologiste radicale qui prépare un coup.
Personnages lunatiques, situations grandquignolesques, claustrophobies agoraphobiques … tels sont les ingrédients végan de cette comédie romantico-burlesque et rafraîchissante en cette période de canicule !

A lundi prochain …

Indisponible … et fier de l’être

Pendant onze mois, nous passons notre temps à démontrer notre disponibilité. Nous répondons aux e-mails dans le train, entre deux réunions, parfois même avant le premier café.
Et puis soudain, arrive l’été. Et son message d’absence, tranquille et assumé, du genre : « Je suis actuellement absent et n’aurai pas accès à mes e-mails avant le 25 août. »

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Fini de raconter des histoires …

Les entreprises misent sur le storytelling pour construire leur image et créer un lien émotionnel avec leurs publics. Mais à l’heure de la transparence, des réseaux sociaux et de l’hyper information, raconter ne suffit plus. Les consommateurs veulent des preuves concrètes. Bienvenue dans l’ère du storydoing.

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L’imaginaire fait la différence

L’imaginaire n’est pas ce petit supplément d’âme réservé aux artistes ou aux rêveurs. Il donne du sens, relie des idées, invente des histoires et crée la relation avec les autres.
Pourtant, dans beaucoup d’entreprises, il reste suspect : trop flou, trop subjectif, pas assez mesurable. Mais à force de privilégier les process et les tableaux de bord, elles risquent de perdre leur âme. Puis leurs clients.

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Le dirigeant, ce nouveau média

Longtemps, la communication des entreprises passait par les canaux traditionnels : communiqués de presse, campagnes publicitaires, sites web … Aujourd’hui, leurs dirigeants sont eux-mêmes des médias. Grâce aux réseaux sociaux professionnels, en particulier LinkedIn, les chefs d’entreprise s’adressent directement à toutes leurs audiences.

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