Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques, des concerts, de la danse … de la vie quoi !

📽️ Vu « La bataille de Gaulle », d’Antonin Baudry, avec Simon Abkarian, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz, Niels Schneider … La première partie, intitulée L’âge de fer. Film formidable parce que finalement on ne sait pas trop ce qu’a fait de Gaulle entre le 18 juin 40 et le 6 juin 44.
Historiquement et cinématographiquement impeccable ! De Gaulle, habité par l’immense Simon Abkarian, apparaît tantôt délirant, tantôt sublime mais toujours seul contre tous.

🎭 Re-vu « Les deux frères et les lions », au théâtre de l’Oeuvre. Un angle original pour aborder l’ultralibéralisme. Les deux frères sont des affreux, partis de rien pour bâtir une fortune monstrueuse.
Au moment de la transmettre à leur filles, ils réalisent que la paradis fiscal anglo-normand où ils ont installé leur siège, est régie par un droit féodal archaïque qui interdit à leurs filles d’hériter. Cruel et savoureux…

📺 Vu la saison 3 « Gangs of London », sur Canal +. La série recule encore les limites de la violence. Dans un Londres qui semble déserté par ses habitants et la police, les gangs irlandais, kurdes, pakistanais, albanais se livrent une guerre sans merci pour vendre la drogue.
Les personnages ont pris de l’épaisseur mais les enjeux restent flous (et c’est là sa limite). Reste cette violence, sublimée, stylisée, quasi chorégraphiée.

⚫ Ecouté « Je ne veux pas » le 26ème disque de Gérard Manset, à 80 ans. Un album toujours sincère, parfois brut, résolument intime et, donc, singulier ! Inclassable, un voyage intérieur, lucide et lyrique et une ouverture sur le monde unique ! Mystérieux ! Manset n’a jamais donné un concert, mais ses albums se décortiquent comme des objets précieux. Le voyage continue … (en solitaire ou pas)

🎭 Vu « Lost and found », au théâtre de l’Atelier, de Lars Norén, monté, mis en scène et interprété par Charles Berling. Après « C’est si simple l’amour », ce huis clos familial, glaçant et brutal, dissèque une cellule familiale au bord de l’implosion.
Une réflexion poignante sur le temps qui passe et la mort des sentiments : désagrégation du couple, échec de la transmission familiale, solitude et difficulté d’aimer … Entre les pièces de Pascal Rambert et celles de Lars Norén, mai et juin sont rudes à l’Atelier.

📕 Lu « Munichs » de David Peace aux éditions Rivages. En 1958, l’avion qui ramène la grande équipe de Manchester United s’écrase au décollage à Munch, tuant 8 joueurs prodiges de l’équipe, mais aussi des journalistes et des membres d’équipages.
Peace fait de cette tragédie une histoire d’amour et d’amitié, d’épouvante et de solidarité. Avec son style unique et obsessionnel fait de répétition maniaques et d’envolées lyriques, il clôt son cycle sur le foot anglais (pour les fans : « G44 jours » la courte carrière du manager Brian Clough à Leeds et « Rouge ou Mort » consacré à Bill Shankly, le manager qui a façonné Liverpool).
A lundi prochain …