Bloc-notes culturel du 16 février 2026

Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques … de la vie quoi !

📽️ Vu « Baise-en-ville », de et avec Martin Jauvat, sommé par sa mère de trouver un job, pour lequel il doit avoir son permis, pour lequel il a besoin d’argent, donc d’un job. Un cercle dont la quadrature va être brisée par sa moniteur d’auto-école – et apprenti coach – la géniale et solaire Emmanuelle Bercot. Comique singulier et lunaire, doux-amer, entre Woody Allen et … personne : un éloge à la vulnérabilité !

📽️ Vu « Aucun autre choix », de Park Chan-wook. Job toujours et humour macabre sur fond de capitalisme exacerbé : un homme décide de tuer ses concurrents pour avoir le taf. Une comédie grinçante sur un homme pris dans l’engrenage infernal de l’élimination en série. Et l’impression permanente que tout peut s’écrouler à tout moment : sa vie, sa famille, le libéralisme, la société, le monde … Passionnant donc !


🎭 Vu « Arts », avec la curiosité de découvrir enfin cette pièce “best seller” au théâtre Montparnasse, complet pour les semaines à venir. La pièce est exactement à l’intersection des théâtres “de qualité” et “grand public”. Toujours drôle et émouvante sans être intellectuellement trop exigeante, la qualité de l’écriture et les rôles offerts aux comédiens – ici 3 Deschiens – fabriquent un spectacle qu’on ne peut pas ne pas aimer.

🎭 Vu « La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob », au théâtre Montparnasse. Savez-vous qu’en 1973, une femme seule mais décidée pouvait faclement détourner un avion. C’est que fit Danièle Cravenne – femme de Georges, créateur des César et des Molière – pour faire entendre la voix des Palstniens et empêcher la sortie du flm de Gérard Oury avec Louis de Funès. C’est le sujet de la pièce et ça vaut le coup d’aller la voir.

📕 Lu  « Les belles promesses », de Pierre Lemaître. Plus il écrit, plus il vend de livres, et plus on se demande où est passé le brillant auteur de polars qui a donné la vie au Commandant Camille Verhoeven. Modèles d’intensité et de retournement, dans l’action autant que dans l’écriture, ces livres brillaient par leur humour noir et leurs univers désenchantés. ll n’en reste plus qu’un certain sens de la narration qui donne envie de tourner les pages, mais sans l’excitation …

⚫ Ecouté, pour une fois, un magnifique disque français « Plein sommeil », de Jacques Duvall – parolier de Lio, Chamfort, Dani … – et Benjamin Schoos. Concept album autour du sommeil, entre reprises et chansons originales – dont le grand sommeil d’Etienne Daho -, avec des textes magnifiques et des musique douces. Il est question de fatigue, de tisanes et de rêves, de refus du travail, de résistance passive … Obligatoire !

A lundi prochain

Comment organiser sa com en 2026 ?

Notre challenge pour 2026 : appliquer les bonnes recettes pour mieux communiquer. Entre l’omniprésence de l’IA, le besoin de légitimité et la nécessité de nous démarquer de nos concurrents, voici 5 ingrédients qui ont du goût pour en faire tout un plat.

L’authenticité comme pare-chocs de l’IA
Passée la fascination – légitime – pour l’intelligence artificielle qui uniformise et nivèle tous les contenus, un retour massif vers le naturel et l’originalité est en train de s’opérer. Plus l’IA sature le web, plus le contenu « véridique », les témoignages authentiques, les avis concrets gagnent en valeur et évitent la standardisation des algorithmes.
Nos audiences exigent désormais de nos récits transparence, enracinement et expérience sincère.

Provoquer, oser, entreprendre
Pour se faire entendre dans le brouhaha numérique uniforme généré par l’IA, certaines marques misent sur l’original, l’impertinence, voire l’absurde, pour créer un impact émotionnel fort. C’est le “Surreal Silliness”, ou « folie surréaliste », qui crée un effet de surprise pour capter l’attention.
Ce « marketing de la provocation » surprend pour marquer les esprits, en rupture avec les formats trop lisses.

La revanche des formats longs
Si les formats courts, et leurs promesses pour capter l’audience, se sont petit à petit imposés, 2026 marque le retour du temps long. L’intérêt est le véritable moteur de l’attention.
Prenons le temps pour raconter, informer, prendre de la hauteur. Mettons en avant notre histoire, notre raison d’être, nos valeurs : notre engagement est plus profond que la simple valeur transactionnelle. Pour le lecteur c’est aussi se reconnecter à notre univers et à ses sensations. Emetteur et récepteur alternent entre plaisir et performance immédiate

« Small & deep » : l’essor des micro-communautés
Face à la fatigue des grands réseaux sociaux, l’audience se fragmente vers des espaces privés et ultra-engagés. Reddit, groupes WhatsApp ou serveurs privés deviennent des terrains d’échange privilégiés qui captent aussi nos audiences.
Ces niches sont à investir car elles favorisent les communautés plutôt que la masse… Une stratégie qui améliore à la fois la fidélité et la conversion.

Le local au cœur de la stratégie
Les campagnes nationales uniformes laissent place à la granularité locale. En 2026, le marketing hyper-local devient une nécessité : offres et messages adaptés via des médias de proximité ou géolocalisation contextuelle.
Les recherches montrent que les efforts ciblés en « moments micro-ciblés » renforcent l’engagement en répondant à des besoins précis et immédiats.

Être présent là où se trouvent nos clients nourrit une relation durable plutôt qu’un simple contact éphémère. En combinant ciblage précis, expertise digitale et exigence rédactionnelle, nous construisons confiance et engagement.

« Communiquer moins pour transmettre plus » ?

La formule de Régis Debray frappe juste. Elle résonne comme un diagnostic sévère de notre époque saturée de messages, de notifications et de flux sans fins. À ses yeux, l’hégémonie de la communication ferait de nous des êtres mobiles et connectés, mais sans mémoire ni histoire. L’instant l’emporterait sur la durée, le flux sur l’héritage. La formule est efficace, mais mérite d’être nuancée.

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Produire du contenu n’est pas communiquer

Il faut le dire clairement : produire du contenu ne suffit plus. Empiler des posts uniformes, publier des articles sans âme, répéter des formules toutes faites n’a jamais construit un discours. Aujourd’hui, la « production de contenu » est devenue le degré zéro de la communication écrite.

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2026 : la communication à l’épreuve de la confiance

On n’a jamais autant communiqué … ni autant suscité de doutes ! En 2026, entre discours optimisés, messages automatisés et risques de fake news, la confiance devient le véritable enjeu de la communication. Pour être cru, misons sur la transparence, la responsabilité et la cohérence.

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Pour quelques paroles de plus …

Amis entrepreneurs, vous n’avez jamais autant communiqué. Articles de blog, posts LinkedIn … Prendre la parole est devenue une habitude. Et pourtant, une question demeure, brutale et essentielle : pour quoi faire ?
Être visible ne suffit plus. Être vu ne suffit plus. La finalité, c’est d’être bien vu. Mieux que les autres.

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