Bloc-notes culturel du 24 août 2026

Un bloc-notes de rentrée plus proche d’une carte postale de vacances que de l’habituel parcours parisien sous ecsta culturel.

🗺️ Quelques souvenirs égrenés tout au long d’un mois d’août franco-anglais, entre grillons et flonflons, montagne, mer et macadam, lecture et … à croire que les vacances ont été inventées par le syndicat des libraires …

📕 Lu les tomes 2 et 3 de « Sombre France (1978 – 1984) », la monumentale trilogie policière de Benjamin Dierstein  « L’étendard sanglant est levé » et « 14 juillet » chez Flammarion. Après « Bleus, blancs, rouges », le Breton de Lannion attaque au démonte-pneu les années Giscard et Mitterrand. C’est sale, ça pue la dope, ça tapine et ça carambole mais qu’est-ce que c’est bon !

📕 Lu également « 5 000 mètres avant l’aube de Dai Sijie » chez Gallimard, où comment rejouer, dans un camp de prisonnier japonais,  la finale des 5 000 mètres des Jeux Olympiques de Paris en 1920. Un affrontement à la Furyo, sans Bowie, mais avec une écriture dense et ciselée comme un instrument de cuisine japonais.

📕 Et enfin « L’amour et la fureur » de Martin Sutter chez Phébus. Le Suisse allemand apporte un soin quasi mathématique à la construction de son histoire : deux ex amants tentent de reconstruire leur vie mais le chemin vers leurs rêves est pavé de mauvaises intentions. Ironique et subtile mais pas si diabolique que ça …

🏏 Comme le PSG, j’aime de plus en plus Londres, et y porter le scalp des clubs anglais exécutés. Je m’y balade comme un londonien, sans aucune ambition touristique. Ce qui ne m’a pas empêché de me régaler à la National Gallery et au Victoria & Albert Museum, flâner à Notting Hill, manger épicé à Brixton et sur Broadway Market, acheter des vinyls à Brick Lane Market et des vestes aux puces de Camden, flâner sur les docks ou le long du Regent’s Canal, voir les graffiti à Shoreditch et le musical  « Le diable s’habille en Prada » sur West End … (entre autres) … ah et puis passer une journée au bord de la mer à Brighton !

⚫ A Londres plus qu’ailleurs, le rock fait des quartiers : les Clash à Brixton, Amy Winehouse à Camden ou les Beatles à Abbey Road. Une pensée spéciale pour Ian Dury, né à Harrow et mort à Hampstead. Le 45 tours « Sex & Drugs & Rock & Roll » en 1977 accompagna mon adolescence bien sage avec ces paroles « Mordez à pleines dents dans une petite part du gâteau de la liberté ».

📽️ Vu « De la Comédie Française », mais vous aussi probablement et ça date un peu mais surtout  « Un grand raccourci » de Clément Devilliers et Armand Föex. Très belle surprise, histoire improbable que cette comédie espiègle et  farfelue. On s’attache à ces destins finistériens et à cette jeunesse touchante, pleine de rêves et d’énergie. Original et fantaisiste …

A la semaine prochaine …

Indisponible … et fier de l’être

Pendant onze mois, nous passons notre temps à démontrer notre disponibilité. Nous répondons aux e-mails dans le train, entre deux réunions, parfois même avant le premier café.
Et puis soudain, arrive l’été. Et son message d’absence, tranquille et assumé, du genre : « Je suis actuellement absent et n’aurai pas accès à mes e-mails avant le 25 août. »

Continuer la lecture de « Indisponible … et fier de l’être »

Fini de raconter des histoires …

Les entreprises misent sur le storytelling pour construire leur image et créer un lien émotionnel avec leurs publics. Mais à l’heure de la transparence, des réseaux sociaux et de l’hyper information, raconter ne suffit plus. Les consommateurs veulent des preuves concrètes. Bienvenue dans l’ère du storydoing.

Continuer la lecture de « Fini de raconter des histoires … »

L’imaginaire fait la différence

L’imaginaire n’est pas ce petit supplément d’âme réservé aux artistes ou aux rêveurs. Il donne du sens, relie des idées, invente des histoires et crée la relation avec les autres.
Pourtant, dans beaucoup d’entreprises, il reste suspect : trop flou, trop subjectif, pas assez mesurable. Mais à force de privilégier les process et les tableaux de bord, elles risquent de perdre leur âme. Puis leurs clients.

Continuer la lecture de « L’imaginaire fait la différence »