Bloc-notes culturel du 26 octobre 2026

La culture en majesté cette semaine avec un film et une pièce de théâtre, modestes en apparence mais qui m’ont emporté dans des endroits et des états insoupçonnés.
Magie de la création, écho du réel, que la culture révèle et sublime tout à la fois.

📽️ Vu « la Gradiva », de Marine Atlan, un film sur l’adolescence avec ce groupe de lycéens en voyage scolaire à Naples (et donc à Pompéi). Une mosaïque de sentiments, d’émotions, de sensations, de vécu … Le tout relié comme par magie par les fils de la désillusion !
Si vous avez envie de vous souvenir des joies et des peines qui irriguaient vos 17 ans, l’âge où on se croit tout-puissant tout en sentant que le monde va nous engloutir …

🎭 Vu « On l’a fait » au théâtre Darius Milhaud, un petit théâtre de quartier qui est au théâtre ce que les cinémas d’art et essais sont au cinéma. On est ici en 1973, chez Lip, alors que l’entreprise est en faillite. 4 ouvrières se retrouvent au cœur d’un conflit social qui débouche sur une expérience d’autogestion ouvrière.
Une petite scène, des bouts de décor, un texte accrocheur et 4 actrices engagées : on y croit, on partage, on revit … magie de l’émerveillement !

📕 Lu « Le livre des souterrains » de Phoebe Hadjimarkos Clarke, aux éditions du Sous-sol. Autant j’avais accroché avec « Alène », son 1er livre, mais beaucoup moins avec le 2ème, journal intime qui mêle lui aussi un grand nombre de thèmes, assez habilement, mais ces questionnements et incertitudes, entre rêve et réalité, baignant dans la fantastique m’ont plongé – et noyé – dans un océan de perplexité …

⚫ Ecouter « Sunshine », 13ème album de Teenage Fan Club, ces Ecossais qui, depuis 1989, n’ont pas perdu le goût d’une pop folk soyeuse et mélodique. Souvent la musique ensoleillée nous vient des coins du monde les plus farouches.
Cela explique cette douce mélancolie qui irise ces harmonies élégantes et intemporelles dans Be With You Tonight ou Day in The Sun, petites merveilles de délicatesse et de rêverie.

📺 Vu « The agency, saison 2 » sur Canal +. Cette seconde saison tient les promesses que la première n’offrait pas forcément. Remake de « Le bureau des légendes », parfois à la réplique près, on pourra apprécier d’y retrouver ses habitudes ou regretter l’effet “copier / coller”.
Moi j’ai aimé ce côté “Madeleine” et le réalisme romanesque qui était la marque de fabrique de la série française. Alors que la saison 3 semble compromise …

🎭 Vu « Bouba » au Point Virgule. Plus tendre que foncièrement drôle, il nous raconte sa vie, véritable choc de culture. De père musulman pratiquant et de mère catholique convaincue, d’origine sénégalaise et marié à une femme portugaise …
La naissance de son premier enfant est l’occasion de donner vie à ce spectacle optimiste et généreux, qui prend souvent le public en exemple.

A lundi prochain …

Le poids des mots, le choc des photos

Des citoyens se rassemblent, défilent, avec un objectif : défendre leur cause et interpeller les pouvoirs publics. Mais il suffit parfois de quelques images pour que tout bascule. Des vitrines brisées, des voitures incendiées, des affrontements avec les forces de l’ordre…
Et soudain, le débat change de nature. Les revendications passent au second plan. Les casseurs occupent le devant de la scène.

L’image écrase le discours
Un argument demande du temps pour être compris. Une image violente provoque une réaction immédiate. Dans la chronologie de l’attention, l’émotion prend le pas sur l’explication.

Le bruit couvre la voix
Ceux qui cassent ne sont pas ceux qui mobilisent le plus de monde. Pourtant, ils deviennent les personnages principaux du récit médiatique. Une minorité agissante et belliqueuse invisibilise une majorité silencieuse ou pacifique.

Le message est confisqué
Les manifestants voient leur parole couverte par celle des casseurs.
Le sujet n’est plus ce qu’ils réclament, mais ce qui a été détruit. L’enveloppe a pris le dessus sur le message.

Les réseaux accélèrent le détournement
Une vidéo spectaculaire circule à grande vitesse, là où la réflexion prend du temps pour infuser.
Elle est partagée, commentée, détournée, fait des milliers de vue et devient le symbole de la journée.

Qui contrôle le récit ?
Les organisateurs de la manif doivent composer avec une réalité : ils ne maîtrisent ni ce que les uns disent, ni ce que les autres retiennent.

Une leçon de communication
Cette mécanique dépasse largement la rue. Une entreprise peut voir des années de communication éclipsées par un « bad buz ». Une marque peut voir sa réputation sapée par une polémique.

Communiquer, ce n’est pas seulement prendre la parole. C’est faire en sorte que le message survive au vacarme qu’il a provoqué. Comment faire pour que le spectaculaire ne prenne pas le pouvoir sur les idées ?

Bloc-notes culturel du 19 octobre 2026

Il est malaisé de parler de culture alors que ce weekend beaucoup de gens défilaient parce que la vie leur est rude (je ne parle pas des casseurs, ils ne le méritent pas). En nous empêchant d’arriver à l’heure au théâtre, ces manifestations nous ont rappelé opportunément, comme Hugo dans Les Misérables, que quand le peuple a faim, il ne réclame pas des livres mais du pain. Néanmoins …

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Lycéens en colère … Quelle leçon ?

Dans la rue, les lycéens prennent la parole, leurs professeurs les rejoignent et la hiérarchie s’efface. Ce qui se joue dépasse le cadre scolaire : c’est une démonstration grandeur nature de ce qui fait la force d’un message. Cinq enseignements à suivre …

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Bloc-notes culturel du 12 octobre 2026

Puisqu’on parle ici de culture, et si on allait voir du côté de l’Italie, ses monuments, ses artistes, sa cuisine … En Sicile, Aristote côtoie Dieu et le père Fabio les réconcilie en les associant dans une même bienveillante vision de l’homme …

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L’IA peut écrire un article. Pas mon voyage en Sicile

Je rentre de Sicile avec une drôle d’impression : celle d’avoir passé plusieurs jours dans un endroit où la communication n’a pas encore été confiée aux algorithmes. Comment dire …

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Bloc-notes culturel du 5 octobre 2026

Puisqu’on parle ici de culture, et si on allait voir du côté de l’Italie, ses monuments, ses artistes, sa cuisine … En Sicile, Aristote côtoie Dieu et le père Fabio les réconcilie en les associant dans une même bienveillante vision de l’homme …

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Avec l’IA, travailler, c’est surtout inventer

L’intelligence artificielle ne transforme pas seulement nos métiers, mais notre définition même du travail. L’affaire Thélyson Orélien, accusé d’avoir utilisé l’IA pour son roman C’était ça ou mourir — ce qu’il conteste — pose une question qui dépasse largement la littérature : qui est réellement le créateur d’une œuvre lorsque l’IA en exécute une partie ?

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Bloc-notes culturel du 28 septembre 2026

Il n’y a plus beaucoup d’argent pour la culture : la rentrée théâtrale est frappée de plein fouet. Peu de créations originales, une majorité de reprises. Car le spectacle vivant coûte cher, mais nous aide à comprendre le monde lorsqu’il devient difficile.

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IA : enfin une vision globale qui prend de la hauteur

Mardi 22 septembre, l’Association Nationale de l’Intelligence Artificielle (ANIA) et son Président, Erwan de la Porte du Theil, présentaient un constat éclairé sur la situation de l’IA en France. Et une stratégie, particulièrement convaincante, pour organiser notre transformation : création de valeur,  souveraineté, résilience et cohésion sociale.

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