Bloc-notes culturel du 26 octobre 2026

Quoi de neuf ? Après la canicule et les manifs avec leurs lots de justes revendications et de mauvaises fréquentations, les lendemains vont chanter aussi juste que Renaud ! Heureusement, la culture …

📽️ Vu « Hope », de Na Hong-jin. J’ai horreur des films d’horreur mais je me suis précipité pour voir ce film coréen, encouragé par des critiques dithyrambiques, auxquelles je m’associe.
Cette chasse au monstre est un feu d’artifices : tous les curseurs sont poussés à fond pour raconter cette course-poursuite dans une petite ville complètement dévastée puis dans une forêt inhospitalière. Débridée, ironique, excessif, jouissif …

🎭 Vu « Ailleurs » d’Audrey Schebat avec Eric Elmosnino et Barbara Schulz, à la Comédie des Champs Elysées. Une nouvelle épidémie, la SADIC, rend les gens cons. Nos deux héros se réfugient à la campagne, loin du tumulte imbécile, mais cela suffit-il pour échapper à la folie ordinaire ?
Début poussif mais dénouement en fanfare, avec l’idée sous-jacente que le rire est le meilleur antidote et la salle de théâtre un espace de respiration et de connivence.

📕 Lu « Nous aussi » d’Anne Godard chez Actes Sud, qui décrit de façon hyper distancié (le “je” est absent), le destin d’une grande famille bourgeoise, traversée par ses secrets, mais sans jamais se départir de cet “entre nous” qui en est la marque de fabrique.
Entre ces deux extrêmes, l’ haïssable et l’exceptionnel, l’autrice nous trimballe dans cette ambiguïté qui rend ce “nous” aussi insupportable qu’inexorable ! Prix Décembre.

⚫ Ré-écouté le  Vu de l’extérieur », de Serge Gainsbourg. 2 disques avec le vinyle 180 grammes remastérisé de « des versions alternatives, instrumentales et remix de je suis venu te dire que je m’en vais, vu de l’extérieur, par hasard et pas rasé, sensuelle et sans suite …
Sorti en 1973, juste après L’histoire de Melody Nelson, et avant l’écriture de son unique roman, Evguénie Sokolov et son premier infarctus, l’album est nimbé de tendresse et de mélancolie.

📽️ Vu « Moulin », de Marine Atlan, de Laszlo Nemes, avec Gilles lellouche, Lars Eidinger et Louise Bourgoin, acteurs et actrices qui portent magnifiquement cette reconstruction historique dont nous ne savons rien de la réalité, ni qui a dénoncé Jean Moulin, ni ce qui s’est passé ensuite pendant les 10 jours jusqu’à sa mort …
J’en suis ressorti très marqué par le tension et la puissance de l’opposition entre le bien et le mal. Le film prolonge et explicite son rôle essentiel dans la Libération, déjà mis en valeur par le film De Gaulle.

🎭 Vu « 2:22 A ghost story », de Danny Robbins, au théâtre Fontaine. Rarement j’ai été aussi éloigné de l’avis des louanges critiques, certes principalement anglaises, que sur cette pièce, très moyenne, aussi bien dans son écriture que dans le jeu des acteurs.
Certes 7 ans à l’affiche à Londres, ça questionne … sur les goûts des Anglais ! La pièce n’ajoute rien à ces histoires de fantômes bien quelconques !

A lundi prochain …

La mondialisation ne fait pas de quartier

À force de vouloir toucher tout le monde sur Internet, les marques oublient parfois ceux qui se trouvent juste à côté. La Journée nationale du commerce de proximité, organisée le 10 octobre, nous rappelle une évidence : la communication la plus efficace commence souvent au coin de la rue.

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Bloc-notes culturel du 26 octobre 2026

La culture en majesté cette semaine avec un film et une pièce de théâtre, modestes en apparence mais qui m’ont emporté dans des endroits et des états insoupçonnés.
Magie de la création, écho du réel, que la culture révèle et sublime tout à la fois.

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Le poids des mots, le choc des photos

Des citoyens se rassemblent, défilent, avec un objectif : défendre leur cause et interpeller les pouvoirs publics. Mais il suffit parfois de quelques images pour que tout bascule. Des vitrines brisées, des voitures incendiées, des affrontements avec les forces de l’ordre…
Et soudain, le débat change de nature. Les revendications passent au second plan. Les casseurs occupent le devant de la scène.

L’image écrase le discours
Un argument demande du temps pour être compris. Une image violente provoque une réaction immédiate. Dans la chronologie de l’attention, l’émotion prend le pas sur l’explication.

Le bruit couvre la voix
Ceux qui cassent ne sont pas ceux qui mobilisent le plus de monde. Pourtant, ils deviennent les personnages principaux du récit médiatique. Une minorité agissante et belliqueuse invisibilise une majorité silencieuse ou pacifique.

Le message est confisqué
Les manifestants voient leur parole couverte par celle des casseurs.
Le sujet n’est plus ce qu’ils réclament, mais ce qui a été détruit. L’enveloppe a pris le dessus sur le message.

Les réseaux accélèrent le détournement
Une vidéo spectaculaire circule à grande vitesse, là où la réflexion prend du temps pour infuser.
Elle est partagée, commentée, détournée, fait des milliers de vue et devient le symbole de la journée.

Qui contrôle le récit ?
Les organisateurs de la manif doivent composer avec une réalité : ils ne maîtrisent ni ce que les uns disent, ni ce que les autres retiennent.

Une leçon de communication
Cette mécanique dépasse largement la rue. Une entreprise peut voir des années de communication éclipsées par un « bad buz ». Une marque peut voir sa réputation sapée par une polémique.

Communiquer, ce n’est pas seulement prendre la parole. C’est faire en sorte que le message survive au vacarme qu’il a provoqué. Comment faire pour que le spectaculaire ne prenne pas le pouvoir sur les idées ?

Bloc-notes culturel du 19 octobre 2026

Il est malaisé de parler de culture alors que ce weekend beaucoup de gens défilaient parce que la vie leur est rude (je ne parle pas des casseurs, ils ne le méritent pas). En nous empêchant d’arriver à l’heure au théâtre, ces manifestations nous ont rappelé opportunément, comme Hugo dans Les Misérables, que quand le peuple a faim, il ne réclame pas des livres mais du pain. Néanmoins …

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Lycéens en colère … Quelle leçon ?

Dans la rue, les lycéens prennent la parole, leurs professeurs les rejoignent et la hiérarchie s’efface. Ce qui se joue dépasse le cadre scolaire : c’est une démonstration grandeur nature de ce qui fait la force d’un message. Cinq enseignements à suivre …

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Bloc-notes culturel du 12 octobre 2026

Puisqu’on parle ici de culture, et si on allait voir du côté de l’Italie, ses monuments, ses artistes, sa cuisine … En Sicile, Aristote côtoie Dieu et le père Fabio les réconcilie en les associant dans une même bienveillante vision de l’homme …

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L’IA peut écrire un article. Pas mon voyage en Sicile

Je rentre de Sicile avec une drôle d’impression : celle d’avoir passé plusieurs jours dans un endroit où la communication n’a pas encore été confiée aux algorithmes. Comment dire …

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Bloc-notes culturel du 5 octobre 2026

Puisqu’on parle ici de culture, et si on allait voir du côté de l’Italie, ses monuments, ses artistes, sa cuisine … En Sicile, Aristote côtoie Dieu et le père Fabio les réconcilie en les associant dans une même bienveillante vision de l’homme …

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Avec l’IA, travailler, c’est surtout inventer

L’intelligence artificielle ne transforme pas seulement nos métiers, mais notre définition même du travail. L’affaire Thélyson Orélien, accusé d’avoir utilisé l’IA pour son roman C’était ça ou mourir — ce qu’il conteste — pose une question qui dépasse largement la littérature : qui est réellement le créateur d’une œuvre lorsque l’IA en exécute une partie ?

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