Puisqu’on parle ici de culture, et si on allait voir du côté de l’Italie, ses monuments, ses artistes, sa cuisine … En Sicile, Aristote côtoie Dieu et le père Fabio les réconcilie en les associant dans une même bienveillante vision de l’homme …


🏛️ Vu la Sicile baroque, de Catane à Raguse, avec une émotion particulière pour les « piazza del Duomo ».
Duomo baroque érigée par les Normands au XIème siècle à Catane face à la fontaine de l’Éléphant trônant en haut de son obélisque.
Duomo d’inspiration grecque à Syracuse, reposant sur les colonnes du temple dédié à Athéna, puis byzantin et mosquée …

⚫ Et donc, dans la foulée, ré-écouté des vieilles chansons de mon idole transalpine, Adriano Celentano, à commencer par « Prisencolinensinainciusol », l’ancêtre du rap italien, qui en 1972 a inspiré la pub pour Fruité dans laquelle jouait Michel Platini (il n’a pas le tempérament à boire du raplapla …).
Et aussi, « Svalutation », « I want to know » ou « Don’t play that song » … J’adore celui qu’ils appellent il molleggiato, l’homme monté sur ressort, ce trublion touche à tout animé par un humanisme populaire et écologiste. J’ai été heureux de vérifier que les Italiens l’adorent toujours.

🎭 Vu « 4.48 Psychose » de Sarah Kane, avec Sandrine Bonnaire, au théâtre de l’Atelier. Ecrit peu avant son suicide et joué après sa mort, ce texte de la dramaturge anglaise est porté par Sandrine Bonnaire, qui descend dans les tréfonds de la noirceur de l’âme humaine.
Il n’y a pas véritablement d’histoire dans 4.48 Psychose. Ou plutôt, il n’y en a qu’une : celle d’une conscience aux prises avec elle-même, avec la dépression, la solitude, la difficulté d’habiter le monde et la tentation du suicide, qui interviendra à 4h48.

📕 Lu « Baignade surveillée » de Laura Kasischke chez Gallimard. L’auteure traque la nature des liens filial, familial, amoureux, amical, social qui unissent et séparent les humains. Le petit Richie se noie dans la piscine municipale et cette tragédie révèle les petits et les grands secrets des protagonistes de cette histoire.
La vérité apparaît comme les pièces d’un puzzle que l’auteur assemble avec dextérité pour construire un récit de plus en plus captivant au fil des pages.

🎭 Vu « L’Hors-présence » de Tiphaine Raffier, au théâtre des Amandiers à Nanterre. Une pièce sur la fin de vie portée par une écriture d’une émouvante précision dans un dispositif scénique captivant – avec pour une fois une magnifique utilisation de la vidéo.
La pièce cherche moins à raconter qu’à interroger sur ce que nous faisons de la mort lorsqu’elle approche et qu’il n’est plus possible de la repousser derrière des mots et des gestes.