Bloc-notes culturel du 9 mars 2026

Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques … de la vie quoi !

📕 Lu  « La désertion », de François Bégaudeau, aux éditions Verticales : l’histoire de deux frères qui décident, l’un après l’autre, à partir combattre en Syrie, aux côtés des Kurdes, contre Daech. J’ai bien aimé la première partie, description de leur quotidien à l’âge de l’adolescence et du passage à la vie adulte, et la seconde partie qui se passe en Syrie, très bien documentée. Mais entre les deux, surpris par le manque d’explication sur les motivations profondes de leur choix (choix de l’auteur pour ne pas réduire ses personnages à des déterminismes ?). Un très bon livre tout de même par l’un de nos meilleurs écrivains.

🎸 Écouté le concert de « Hugh Coltman » au Bal Blomet, dans le cadre des 1001 nuits du jazz, qui retracent, 2 fois par mois, les grandes étapes de l’histoire du jazz. Johan Farjot, talentueux pianiste et maître dans l’art de jaser autour du jazz, a confié le micro à Hugh Coltman, que je connaissais pour son répertoire pop mais dont la voix chaude fait ici merveille. Du blues, du blues, du blues, lent, rythmé ou hypnotique …


⚫ Musique encore, écouté « The mountain » le dernier disque de Gorillaz, le 9ème en 26 ans d’existence. Enregistré en partie en Inde avec des artistes indiens, le disque évoque l’idée de l’ascension comme métaphore des épreuves humaines et des transformations personnelles. Le disque célèbre surtout le talent et la capacité à se renouveler avec des chansons étincelantes de la part de Damon Albarn, entouré de musiciens aussi divers que talentueux…

📺 Vu la saison 1 de « Monsieur Mercedes », sur Netflix. Un flic à la retraite est toujours obnubilé par le massacre causé par un chauffard au volant d’une Mercedes volée. Lorgnant du côté de Stephen King, ce thriller, lancé par une première scène « horrible », s’intéresse aux vies d’un flic franchement antipathique et d’un psychopathe repoussant. Glaçant tout du long de ces 10 épisodes …

🎭 Vu « Les p’tites cases », de Joël Chalude, au Studio Hébertot, qui a complètement revu – en beaucoup mieux – sa programmation cette saison. Hélas cette intrusion dans l’absurde sur fond de démarches administratives par un malentendant tombe à plat. Dommage car Joël Chalude s’y  révèle un talentueux comédien aux allures chapliniesques.

A lundi prochain …

Objectif Quantique

Le mot « quantique » a quitté les amphithéâtres de physique pour s’installer dans le débat public. Il évoque à la fois l’infiniment petit et un avenir de ruptures technologiques. Mais au-delà des laboratoires et des promesses industrielles, que signifie vraiment l’idée d’un monde « quantique » ?

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L’IA, « oui mais… »

L’IA est une promesse : celle d’une croissance renouvelée, d’une productivité décuplée, d’une automatisation toujours plus poussée. Mais cette vision volontariste impose un affaiblissement de nos facultés de penser librement et une uniformité des contenus en adoptant un langage schématique et mathématisé.

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Comment organiser sa com en 2026 ?

Notre challenge pour 2026 : appliquer les bonnes recettes pour mieux communiquer. Entre l’omniprésence de l’IA, le besoin de légitimité et la nécessité de nous démarquer de nos concurrents, voici 5 ingrédients qui ont du goût pour en faire tout un plat.

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« Communiquer moins pour transmettre plus » ?

La formule de Régis Debray frappe juste. Elle résonne comme un diagnostic sévère de notre époque saturée de messages, de notifications et de flux sans fins. À ses yeux, l’hégémonie de la communication ferait de nous des êtres mobiles et connectés, mais sans mémoire ni histoire. L’instant l’emporterait sur la durée, le flux sur l’héritage. La formule est efficace, mais mérite d’être nuancée.

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