Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques … de la vie quoi !

📽️ Vu « A pied d’oeuvre », de Valérie Donzelli, avec Bastien Bouillon, André Marcon et Virginie Ledoyen. Paul, ex-photographe vit de petits boulots qu’il trouve sur une appli, pour se consacrer à l’écriture. Parfait équilibre entre la déprime causée par le déclassement social et économique du héros et ses certitudes de travailler à une œuvre littéraire, envers et contre tout. Quelle vie choisir ? Le tout sans pathos mais avec élégance…

🎭 Vu « La zone indigo », la nouvelle création de Mélody Mourey au théâtre des Béliers Parisiens. Une pièce ambitieuse et foisonnante qui ne craint pas les grands sujets – l’écologie et la démocratie – ni les dispositifs scéniques spectaculaires, servis par 6 remarquables acteurs. Mais la multiplicité des thématiques qui s’entrechoquent crée une profusion volontaire qui sature parfois le spectateur. A voir néanmoins pour rester réveillé !

📕 Lu « La sirène qui fume », de Benjamin Dierstein dans la collection Points. Saturation toujours avec ce polar sous exta, entre assassinats de prostituées mineures et recherche de ripoux dans les rangs de la police. Ca fuse de partout dans un style cru hyper direct – et parfois épuisant – flics corrompus ou idéalistes au bout du rouleau. Premier tome d’une trilogie déjà en rayon.
Les amateurs de la tétralogie du Wilkshire de David Peace adoreront…

🎭 Vu « La passion des femmes », d’après Maupassant, au Studio Hébertot. Des textes de Maupassant adaptés, mis en scène et interprétés par Jean-Pierre Hané et une petite troupe. Kaléidoscope de situations sur les rapports entre les hommes et les femmes dans lesquelles son anticonformisme, parfois brutal, fait merveille. Même un peu datée, la pièce reste une comédie de mœurs réjouissante.

📕 Lu « Le bel obscur », de Caroline Lamarche, au Seuil. Une double quête : celle d’un ancêtre oublié, vie et mort mystérieuse au XIXème siècle, et la reprise en main de sa vie après que son mari et père de leurs 2 filles, révèle spon homosexualité et décide de la vivre au grand jour. Passé et présent se répondent subtilement et questionnent l’auteure, qui fait preuve d’une lucidité, d’une curiosité, d’une énergie et d’un courage bluffant.

⚫ Ré-écouté le chef d’oeuvre de Stevie Wonder, « Songs in the Key of Life » qui fête ses 50 ans. Objet protéiforme et foisonnant – double album + un 45 tours, 21 chansons, production luxueuse et 120 musiciens crédités – succès commercial, c’est LA référence intemporelle, gorgée de tubes et d’une créativité inouïe. J’adore toutes les chansons mais « Pastime Paradise » est vraiment envoutante.
A lundi prochain