Bloc-notes culturel du 23 mars 2026

Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques … de la vie quoi !

📽️ Vu  « Des rayons et des ombres », de Xavier Giannoli, avec Jean Dujardin et Nastya Golubeva. Peut-on faire d’un salop le héros d’un film ? Et qu’est-ce qu’un salaud d’abord ? Le film ne juge jamais, c’est une de ses immenses qualités.
A travers le parcours de Jean Luchaire et sa fille Corinne, entre abjection et humanité, aveuglement politique et faillite morale, idéalisme pacifiste et ignominie collaborationniste, reste une relation père / fille magnifiée sur fond de décadence. Un très grand film.

📕 Lu  « Aqua », de Gaspard Koening, aux éditions de l’Observatoire. Après « Humus », c’est le 2ème volet de la série romanesque consacrée aux quatre éléments. Dans un petit village normand, à l’approche des élections, la gestion de l’eau cristallise les tensions.
Satire virulente de l’État mais aussi de la vie de province, étude sur le fonctionnement, souvent absurde, du système (beaucoup plus lisible qu’un essai théorique), le livre oscille entre le pamphlet et la comédie de mœurs. Mais on s’y noie parfois car l’auteur est intarissable !

⚫ Ecouté le dernier des 7 albums de « Lu’s jukebox », la collection de l’immense chanteuse Lucinda Williams, démarrée en 2020, en plein Covid, et consacrée à des reprises de chansons des Stones, Tom Petty, Dylan …  et celui-ci consacré aux Beatles. Enregistrer des “covers”, c’est-à-dire des reprises, fait partie du parcours discographique de tout chanteur américain qui se respecte.
12 chansons, de “Don’t let me down” à “The long and winding road”, enregistrées à Abbey Road, parmi un répertoire mythique, douces ou plus rock, mythiques ou plus rares … Une splendeur !

📽️ Vu  « Victor comme tout le monde », de Pascal Bonitzer, avec Fabrice Luchini (principalement). Il y a deux films : le premier (à peu près la première moitié du film) est une séance de cabotinage grandeur nature du comédien (je crois que tout le monde voit de quoi il s’agit).
Le second, beaucoup plus intéressant, développe en parallèle de l’épisode tragique de la mort, noyée, de la fille d’Hugo, Léopoldine l’histoire de ses retrouvailles avec sa propre fille. Le film prend le large et devient léger, tendre et charmant.

🎭 Vu « Requiem pour les vivants »,  de Delphine Hecquet, au théâtre de la Tempête (La Cartoucherie de Vincennes). Des jeunes, l’été, sautent des rochers dans une calanque marseillaise. Lorsque l’un d’eux meurt, comment continuer à vivre, annoncer la mort à sa mère ?
Les langages s’entrelacent, les 8 comédiens, danseurs et chanteurs, tentent de recomposer le récit, de donner forme à l’absence et transformer le vide en présence. Un spectacle à la beauté plastique, musicale et chorégraphique desservi par un texte qui peine à convaincre dans la continuité

A lundi prochain …

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