Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques, des concerts … de la vie quoi !

🎭 Vu « Afanador », par le Ballet Nacional de España, au théâtre du Châtelet. 34 danseuses et danseurs composent un spectacle inspiré par l’univers photographique de Ruvén Afanor. Extraordinaire puissance visuelle de chaque tableau qui semble né d’un cliché photographique … Rythme intense fait d’arrêts, de suspensions, de reprises … Expérience sensorielle qui pousse à oublier ses repères pour se laisser emporter par ce tourbillon. Une seule fausse note : l’omniprésence d’une bande son post industrielle traversée de psalmodies, indigeste.
Je ne suis pas forcément amateur de spectacles de danse mais j’étais curieux, et j’en suis ressorti subjugué et enflammé.

📕 Lu « Départ(s) », le dernier livre Julian Barnes, chez Stock. Dernier en date et ultime livraison de l’auteur britannique qui nous a régalé avec tant de récits talentueux et so British. A 80 ans, atteint d’une leucémie, il nous livre un texte hybride, entre roman et essai, suite de méditations, de souvenirs, d’histoires de vieux amis. Preuve qu’on peut toujours amuser en rédigeant son testament. Un livre comme une dernière valse, charmante et consolatrice, tendre et subtile. Et toujours pleine d’humour et de facétie …
⚫ Ecouté « Written by » de Ronnie D’Addario, oui le géniteur des deux géniaux créateurs des Lemon Twigs. Les rejetons, Michael et Brian, n’ont de cesse de réhabiliter leur père, qui ne connut jamais le succès malgré de nombreuses tentatives dans les années 70. Ils reprennent ici quelques chansons, entourés de potes, comme Sean Lennon ou Marc Demarco, et nous livrent cet héritage glorieux avec tendresse et talent sous la forme de compositions magnifiques, merveilleusement arrangées et interprétées. La preuve qu’on peut être « Père de » et légitime !

🎭 Vu « En attendant Godot », de Samuel Beckett, avec Denis Lavant et Jacques Bonnaffé, au théâtre de l’Atelier, dans une mise en scène de Jacques Osinski. Denis Lavant me ferait traverser Paris à cloche-pied, tout comme Jacques Bonnaffé … alors les 2 ensemble + Beckett + Osinski qui avait déjà ici mis en scène une Fin de Partie avec le même Lavant. Bref, splendeur en apesanteur, entre drôlerie et mélancolie, rire et réflexion, humour noir et poésie. Une pièce qui n’en finit pas de bousculer, questionner, captiver … Ce que le théâtre nous offre de plus pur, dérangeant et nuancé !
A lundi prochain …
