Wilson – McCartney, pour le meilleur et pour le pire …

Brian Wilson, le leader des Beach Boys meurt le 11 juin. Sa disparition acte la fin du plus beau duo / duel de l’histoire du rock : admiration, émulation, rivalité … et même espionnage, jusqu’à la folie.

 Une époque révolue
On y composait des albums, des compositions homériques qui nécessitaient des mois en studio d’enregistrement, entre crises de nerfs, renoncements, engueulades, dope et budgets pharaoniques.

1965 – Rubber Soul (Beatles)
Une déflagration qui a coupé l’histoire du rock en deux : 14 chansons, parmi lesquelles « Drive My Car », « Nowhere Man », « Michelle », « Girl » …
« C’est tellement bon que ça m’a poussé à faire mieux » (Wilson). En résumé, ils inventent la pop !

1966 – Pet sounds (Beah Boys)
Plein d’admiration, Wilson s’enferme en studio, compose, rêve, arrange, empilant les couches sonores comme un fou génial. Clavecins, harpes, sonnettes de vélo pour mettre en musique la mélancolie, la tendresse … 12 chansons parmi lesquelles « God Only Knows », « Wouldn’t It Be Nice », « Sloop John B » …

1967 – Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Beatles)
Etourdi, piqué au vif, McCartney convainc le groupe de faire mieux. Résultat : le plus grand album de tous les temps (selon Rolling Stone) : un concept album pensé dans son intégralité, comme une œuvre d’art. Merveille d’inspiration et de réalisation (collages, passages à l’envers), c’est de l’expérimentation musicale pour tous. 13 titres parmi lesquels : « With A Little Help From My Friends », « Lucy In The Sky With Diamonds », « A Day In The Life » …

1968 – Smile (Beach Boys)
Wilson est dingue et obsédé, à la recherche de l’harmonie parfaite. L’enregistrement devient une folie portée par un homme en quête d’absolu qui va sombrer. Il sort « Good Vibrations » puis est diagnostiqué schizophrène. Incapable de finir l’album pendant près de 40 ans, Wilson l’achève et le sort en 2004. Mais son heure est passée.

Une histoire d’espionnage
Pendant l’enregistrement de Smile, un ancien attaché de presse des Beatles, devenu celui des Beach Boys, fait entrer en secret McCartney dans le studio où enregistre Wilson et lui fait écouter 8 morceaux.
Wilson l’apprend et le vit comme un viol artistique, une trahison profonde, qui précipite sa dépression.

Tout finit par des retrouvailles
En 2002, Wilson et McCartney se retrouvent ensemble sur une scène californienne. Ils chantent « God Only Knows ». Macca avouera : « au soundcheck, je me suis mis à pleurer, ça m’a pris, je ne pouvais pas chanter ».

Une rivalité peut vous faire tutoyer les sommets et / ou sombrer dans les abimes …

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