La revanche de l’OM

Et si pour une fois, ce n’était pas seulement les stars ou les victoires mais bien le club en tant qu’entreprise qui pouvait servir d’exemple aux dirigeants en quête de modèle et d’inspiration.

Même s’il demeure dans l’ombre tentaculaire du PSG et de son modèle économique si particulier, l’OM est bel et bien le club le plus populaire du championnat de France de foot. Depuis son rachat par l’Américain Franck McCourt qui a lancé son « Champions Project », le club orchestre une stratégie de développement tous azimuts, que l’on peut résumer en 4 ambitions :

Se structurer sur des valeurs
L’OM interagit intimement avec sa ville. La résonnance médiatique et la responsabilité sociale du club sur la ville et ses habitants font de l’OM une entreprise à part.
Ainsi Jean-Jacques Eyraud, son nouveau Président affirme « notre vision est de gérer l’OM comme une entreprise avec une projection à long terme tout en tenant compte des échéances sportives à court terme.
Mais il faut également donner du sens à ce que l’on fait en partageant les mêmes valeurs de dépassement de soi, de partage, d’engagement et d’action ».

Former et manager les talents
« La course aux talents est de plus en plus onéreuse » affirme Eyraud. Sauf si le club forme ses joueurs, ce qui peut même être très rentable. Disposer des meilleurs joueurs est donc un enjeu capital.
C’est pourquoi former des jeunes en investissant dans une école de football est au cœur du projet sportif. C’est même une des conditions pour assurer le futur du club, qui s’est donné les moyens de ses ambitions.

Renforcer ses outils de production
Si l’OM est propriétaire de son centre d’entraînement, la Commanderie, rebaptisée Robert Louis-Dreyfus, son stade, le Vélodrome, appartient à la ville. « Quand vous êtes une entreprise, il est important de posséder ses actifs stratégiques » clame le président.
Le club souhaite donc en récupérer la concession pour améliorer l’accueil des supporters, organiser des événements culturels ou moderniser les installations techniques, avec un but ultime : générer des recettes supplémentaires.

Innover encore et toujours
L’exemple est clairement affiché : le FC Barcelone. Les catalans, l’un des clubs phare en Europe, a déjà créé son incubateur et noue des partenariats pour mieux cibler et intégrer les nouvelles technologies nécessaires à son développement.
Sur ce modèle, Marseille a lancé à l’automne dernier un challenge de startups, #OMInnovationsCup, pour promouvoir l’innovation dans le football autour de 4 thématiques : santé et bien-être, marketing, divertissement, médias. Cette stratégie d’open innovation a mobilisé plus de 260 entrepreneurs : pour son président, « l’OM est une PME avec une caisse de résonnance d’un groupe du CAC40 »

Dominé hier sur le terrain, Marseille prépare activement son retour au plus haut niveau.

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