Les seniors … serial startupers !

En entreprise, ils sont facilement considérés comme des salariés en fin de vie, direction Pôle Emploi ou la retraite.
Oui mais voilà, les seniors sont bien plus nombreux (19%) que les 18 – 29 ans (11%) parmi les créateurs d’entreprise *.
Car une start-up peut aussi bien lancer une carrière que lui donner un nouvel élan.

22 millions de seniors représentent 28% de la population active
Qu’ils soient entrepreneurs classiques ou qu’ils optent pour l’auto-entreprise, les seniors (50 – 64 ans) sont très majoritairement des hommes, bien que le nombre de femmes ne cesse d’augmenter. Certains sont encore salariés, d’autres retraités.
Ils sont motivés par le besoin d’indépendance et la volonté d’exploiter leur expérience. Moins diplômés que les Millennials, ils ne sont que 38% à avoir un cursus universitaire.

Entrepreneurs ou auto-entrepreneurs
Les créateurs ou repreneurs d’entreprise sont souvent d’anciens cadres, parfois dirigeants. Leur situation financière et leur patrimoine favorisent leur investissement. Beaucoup ont toujours rêvé de monter leur boîte.
Les profils sont plus diversifiés chez les auto-entrepreneurs. Leur activité est plus suvent liée à une passion qu’à leur ancien métier. 13% d’entre eux ont plus de 60 ans. Moins de la moitié des auto-entrepreneurs l’exerce à titre principal mais les seniors génèrent des revenus de 33% supérieurs à ceux âgés de 41 à 50 ans.

Les avantages : expérience et carnet d’adresses
« A cet âge, on a l’expérience et la connaissance de son secteur d’activité. Cela permet d’aller vite et d’éviter les erreurs. Et puis c’est plus facile car les gens vous font confiance ». témoignent nos seniors startupers. « On peut capitaliser sur sa connaissance du réseau et le fonctionnement du marché ». Cela permet de tabler sur une croissance plus rapide et de viser haut. « Surtout en B2B, on peut être en circuit plus court pour s’adresser aux décideurs. C’est le privilège de l’âge. Vous connaissez les gens, leurs réseaux ».

Un inconvénient : la nécessité de s’adapter
« Créer sa start-up après 50 ans entraîne un changement radical de vie, générateur de stress. Cela nécessite de la volonté, de la ténacité, un soutien familial. Pour quelqu’un qui a été salarié jusqu’alors, cela peut être particulièrement radical ». On se retrouve souvent seul, pour s’organiser, prendre les décisions face à une situation nouvelle et très exigeante, qui génère de nouvelles contraintes. « Vous n’avez pas les mêmes charges. La prise de risque est plus grande ».

Et les jeunes dans tout ça ?
Ils ne seront plus confrontée à une méconnaissance du numérique mais leur challenge sera plutôt de se préparer dès maintenant à des évolutions métiers liées aux technologies et aux nouveaux modes de consommation.
L’allongement de l’espérance de vie et la modification des systèmes de travail (collaboratif, indépendant, à distance, bleisure …) pourrait générer de belles opportunités professionnelles parfaitement adaptées à chaque catégorie d’âge. Il s’agira de développer des compétences clés comme l’esprit critique, les qualités relationnelles ou la capacité à résoudre des problèmes.

Et dans 15 ans ?
Les seniors représenteront 40% de la population française en 2030 … c’est-à-dire demain. Le nombre croissant de seniors, retraités ou non, qui se lancent dans l’entrepreneuriat est de bonne augure.
Le doyen de Station F a 65 ans. Il n’y a pas d’âge pour entreprendre et les seniors ont un futur professionnel. A 55 ans on est un jeune Président  mais un vieux travailleur. Qu’en sera-t-il dans 15 ans ?

* Enquête Essence de l’Entrepreneur 2017, réalisée par HSBC auprès de 4 000 entrepreneurs dans 11 pays.

 

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