Pictogrammes, émoticônes et autres emojis …

Les échanges par tchat sont rapides, éphémères … comme une discussion en face à face sans les mimiques faciales, gestes ou autres signes paraverbaux, que remplacent des émoticônes. Elles deviennent vite un indice fiable de l’émotion ou de l’attitude du locuteur et la nouvelle addiction liée aux smartphones. Les emojis sont d’ailleurs devenus les héros d’un film d’animation en 2017.

Les émoticônes sont des pictogrammes apparus avec les premières formes de communication écrites en ligne. Le tchat naît en 1960 à l’Université de l’Illinois lorsque les utilisateurs accompagnent leurs messages de pictogrammes représentant des expressions du visage. C’est désormais un tout nouveau langage qui s’offre à nous grâce à eux, qui a son dictionnaire, l’émojipedia.

Les émoticônes sont des pictogrammes qui représentent un geste ou une mimique faciale qui indique l’émotion du locuteur. Les emojis sont eux des pictogrammes appartenant à une banque bien précise de signes issus des logiciels de communication de la téléphonie mobile japonaise des années 2000. Tous ne sont pas des émoticônes mais peuvent simplement représenter un objet.

Les emojis ont été créé au Japon, associant deux mots japonais, « e », qui signifie « une image » et « moji » pour « une lettre ». Ils sont importés dans le langage unicode et rentre dans la vie courante lorsqu’ils sont intégrés dans le clavier des iPhone en 2011 et Android en 2013.

L’utilisation de pictogrammes pour transmettre des idées ou des concepts n’est pas nouvelle : les premières formes d’écriture, datées d’environ 3600 ans avant JC, sont en parties constituées de pictogrammes. Lorsque nous nous exprimons, deux systèmes sont en constante interaction : ce que nous disons, analysables selon des critères logiques, et ce que nous faisons, le plus souvent avec notre corps, gestes, mimiques, intonations … C’est l’interaction entre ces deux systèmes qui produit du sens.

Les émoticônes sont donc souvent des « modalisateurs », qui ont pour mission spécifique de modifier l’interprétation littérale d’une proposition. Ainsi, en conservant la même proposition mais en changeant le modalisateur, le sens global change.

Près de 5% des messages que nous échangeons en ligne contiennent des emojis et ce pourcentage ne cesse d’augmenter, porté par les réseaux sociaux qui les intègrent toujours davantage. Le catalogue de ces icônes est de plus en plus fourni, ils sont plus de 1 600 à ce jour et le consortium Unicode en ajoute chaque année plusieurs dizaines.

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