Bloc-notes culturel du 7 septembre 2026

La rentrée est partout et les vacances ont subitement pris un bon coup de vieux. Rentrée littéraire avec ses près de 500 sorties, rentrée théâtrale avec ses nouvelles créations … Chouette !

📕 Lu « Les routes oubliées » de S.A. Cosby, chez Pocket. Entre Chester Himes et R.J. Ellory, ce roman racé et nerveux sur la tentative de rédemption d’un ancien gangster accablé par le mauvais sort, ses penchants destructeurs et des acolytes peu scrupuleux frappe juste et fort.
Le polar nous entraîne dans ces contrées inhospitalières où les afro-américains subissent de plein fouet le racisme et la pauvreté avec la délinquance comme principale porte de sortie.

🎭 Vu « Les filles aux mains jaunes », de la Michel Bellier, par la compagnie Suspens au théâtre de la Scène Libre. Un épisode mal connu de la première guerre mondiale qui a vu les femmes être embauchées dans les usines d’armement pour pallier l’absence des hommes partis au front.
Un combat pour l’égalité et la justice. Superbe interprétation, mise en scène sobre et inventive pour un spectacle qui mêle avec réussite histoire, réalisme et émotion …

⚫ Ré-écouté « Blues Moves », 50 ans cette année … Entre 1970 et 1976, Elton John sort 13 disques (9 albums studio, 2 live 1 B.O. de fil et 4 compilations), dont la moitié seront numéros 1 au billboard.
Depuis « Your song », son premier succès en 1970, il est carrément hyperactif comme s’il savait que les bonnes années sont courtes et ne reviennent pas. Car après ce qui est déjà son apogée, Elton quitte l’exceptionnel pour le très bon, le bon et même parfois le quelconque. C’est pourquoi je ne me lasse pas d’écouter les premiers !

📽️ Vu « Trois adieux », d’Isabel Coixet. Comment se reconstruire après une rupture, comment affronter la maladie, comment retrouver le goût de vivre ?
Oui tout cela pour la même personne (magnifique Alba Rohrwacher) en même temps.
Le propos est délicat, le résultat poignant et livre une méditation sur l’existence, le couple et l’envie de vivre, en équilibre entre charme et mélancolie, beauté et douleur.
Les personnages avancent dans leur vie en quête d’une réponse, qui vient ou pas, mais de toutes façons trop tard.

🖼️ Visité le  « Château de Lavardens », en plein pays gascon, avec jusqu’au 4 janvier une splendide exposition sur D’artagnan. Des origines réelles (puisqu’il a bien existé, sous le nom de Charles Batz de Castelmore) au premier livre qui lui a été consacré par Gatien de Courtilz de Sandras en 1700 sous la forme de fausses mémoires d’après des confidence recueillies auprès de compagnons d’armes du célèbre mousquetaire.
Jusqu’au livre d’Alexandre Dumas en 1844 et de multiples adaptations dont une avec … Jean-Paul Belmondo en 1959 pour son premier grand rôle à l’écran.

A lundi prochain …

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