L’IA peut écrire un article. Pas mon voyage en Sicile

Je rentre de Sicile avec une drôle d’impression : celle d’avoir passé plusieurs jours dans un endroit où la communication n’a pas encore été confiée aux algorithmes. Comment dire …

La Sicile ne fabrique pas du contenu. Elle crée du vécu
Elle raconte des histoires à tous les coins de rue : une façade défraîchie, un marché qui déborde de couleurs et d’inspiration, 4 petits vieux prenant un ristretto, une assiette de pasta alla Norma …

Rien n’est parfaitement calibré
Rien ne semble avoir été pensé pour entrer dans un « storytelling de marque ». Et pourtant, chaque personnage, chaque bâtiment, chaque plat perpétue la légende …
La Sicile ne pourrait pas contrôler sa communication. Elle existe et son histoire s’écrit dans son quotidien.

À l’heure de l’IA, le vécu devient précieux
L’IA sait écrire un post LinkedIn en quelques secondes …
… Mais elle n’a pas senti les odeurs du marché aux poissons de Catane, vu le reflet du soleil sur le retable du Duomo San Giorgio de Modica, arpenté la face nord de l’Etna …

L’IA peut raconter une expérience
Mais elle ne l’aura jamais vécue. Elle récite comme un automate les mêmes leçons éculées. Ne devenons pas des marques sans aspérité.
À force de vouloir optimiser nos messages, nous risquons de les rendre parfaitement interchangeables.

Que dire que les autres ne peuvent pas dire ?
C’est la question essentielle que le recours irréfléchi à l’IA nous pose. Il ne s’agit pas de produire davantage de contenus, mais d’incarner …
La Sicile possède un accent, une personnalité, des contradictions, des saveurs, une histoire.

La vraie bataille est celle de l’authenticité
En rentrant hier de Sicile, je me suis dit qu’il devient urgent de cultiver ce que l’IA ne peut pas encore inventer : notre expérience, notre regard et notre accent.

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