Aux grands problèmes … de petites victoires

Notre monde a besoin de changement, pourtant nous paraissons le plus souvent incapables de changer. Ce n’est pas faute d’essayer, pourtant de grands problèmes demeurent. Peut-être parce que les grandes solutions ne fonctionnent pas et qu’on ne sait pas bien mettre en œuvre de petites solutions.

L’habitude des actions délibérées
Ce sont les actions planifiées à grande échelle qui débouchent sur des plans ambitieux. Mais plus la situation est complexe et moins la solution fonctionne.
Elles échouent souvent pour deux raisons :
– elles n’identifient pas la source du blocage qu’elles prétendent résoudre. Elles restent à la périphérie, sans influer sur le cœur du problème : l’effort reste superficiel,
– elles demeurent purement individuelles et empêchent les différentes initiatives de se fondre dans un ensemble cohérent au service de la transformation.

Une approche incrémentielle
A l’opposé, un courant en sociologie, en sciences politiques et en théorie des organisations prône une approche du changement qui s’effectue par petits pas, à l’échelle locale.
Ce courant a montré comment des problèmes complexes sont mieux résolus avec une série de petites victoires, accessibles aux individus. Il s’est renforcé à partir des années 2000 avec l’engouement des grandes organisations pour l’entrepreneuriat, puis l’intrapreneuriat, dans lesquels elles ont vu une façon de se réinventer.

Quatre caractéristiques concrètes
Une petite victoire se solde par quatre résultats :
– tangible : le changement doit être perceptible,
– complet : il doit être effectif dans la vie de l’organisation,
– mis en œuvre de manière collective : la transformation repose sur l’engagement des parties prenantes, afin de résoudre des problèmes sociaux, pas individuels,
– d’importance modérée : en réduisant l’ambition de l’action pour que le risque pris soit acceptable.

Transformer ses modèles mentaux
Ils sont la source du blocage d’une organisation car ils nous ont progressivement renforcés dans des croyances sur nous-même et notre environnement. Ils déterminent les décisions prises par une collectivité.
L’idée directrice est de s’attaquer au modèle mental cible, celui qui permet de choisir les petites victoires et de les agréger de manière cohérente pour que le changement, petit au départ, finisse par avoir un grand impact.

Créer un impact collectif
Voici la clé d’une approche par petites victoires :
– identifier le modèle mental bloquant,
– se mettre d’accord avec une partie prenante sur un modèle alternatif qui deviendra le principe directeur,
– envisager avec elle une action de faible risque,
– capitaliser avec une autre partie prenante si cela fonctionne ou essayer autre chose si cela ne marche pas.
Cette approche créé un impact collectif bien plus important que la somme des actions individuelles. Et c’est ainsi que la petite victoire deviendra grande et qu’on pourra envisager de changer le monde ensemble.


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