Bloc-notes culturel du 29 décembre 2025

Chaque lundi, quoi de neuf du côté des livres, du cinéma, du théâtre, des expos, des disques … de la vie quoi !

🎭 Vu « Les jeuns filles modernes (titre provisoire) » de Joël Pommerat, au théâtre des Amandiers, à Nanterre. Quand deux jeunes filles vivent une histoire tellement forte qu’elles heurtent le monde des adultes, le surnaturel s’en mêle ! Ambiance étouffante, malaise oppressant, l’esthétique (magnifiques décors en vidéo) prend le pas sur le récit lui-même un peu décevant quand on se souvient de la créativité débridée du dramaturge.

📕 Lu  « Croire aux fauves », de Nastassja Martin en folio. En août 2015, l’anthropologue se retrouve face à face avec un ours dans les montagnes de Sibérie. Il l’attaque et la laisse pour morte mais elle est sauvée et se reconstruit (dans tous les sens du terme). Entre  « L’ours » le film d’Annaud et le « Le lambeau » de Philippe Lançon, une rencontre, une méditation, entre psychanalyse, chamanisme et humanisme … Troublant.
Adaptation théâtrale à la Scala Paris en janvier (je vous raconterai …).

📕 Lu  « Les chroniques de Saint-Roustan », de Pierre-Emmanuel Barré. Ceux qui suivent ses chroniques dans l’émission « La dernière » sur Radio Nova retrouveront son humour ravageur et tapageur : Saint-Roustan est une ville imaginaire mais qui ressemble à toutes celles de la France profonde avec leurs traditions foireuses. Ça décape, ça dérape, ça décalque et c’est à lire absolument.

⚫ Réécouté « Chris Rea  », mort la semaine dernière d’un cancer à 74 ans. Mon best of personnel des 15 disques achetés entre 1978 et 1998. J’ai toujours aimé ses rocks nonchalants mais terriblement groovy, son jeu de guitare nonchalant, sa voix profonde et rauque de fumeur, son humilité et son refus d’une carrière américaine qui l’aurait éloigné de chez lui. Bref un rocker cool dont les chansons restent et vous vous souvenez forcément de celle-ci (cliquez sur la pochette) …

 📽️ Vu « L’agent secret », film brésilien (prix de la mise en scène à Cannes) avec Wagner Moura (magistral, Pablo Escobar dans Narcos et prix d’interprétation masculine à Cannes). Impossible à résumer : pas un thriller classique mais un véritable jeu de piste subtil et poétique, entre dictature brésilienne, mémoire coloniale, sexualité … Une plongée dans un Brésil hybride et sensuel. Vaut le (long) déplacement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *