Do It Yourself (management)

Beaucoup rêvent de monter leur boîte et certains l’ont fait. Partout on vente les bienfaits de l’intrapreneuriat pour inculquer aux collaborateurs une mentalité d’entrepreneur. Les entreprises tentent de se réinventer autour de collaborateurs agiles et engagés. On parle de self management, qui nécessite confiance, structure et responsabilité …

Le pari de la confiance
Il repose sur l’idée que l’homme est bon (Jean-Jacques sors de ce corps !) et que cette croyance, appliquée à l’organisation, permet de changer les mentalités. Nul angélisme bien sûr même si cela ne règlera pas tous les problèmes au sein de l’entreprise.
Certes cette croyance ne convainc pas tout le monde : aux idées de Rousseau s’opposent celles de Thomas Hobbes, « l’homme est un loup pour l’homme ». Et nos sociétés comme nos institutions ont plutôt fait le choix du second.
Mais pour Rutger, « l’humain est bon, c’est scientifique » et Douglas McGregor de renchérir : la confiance s’impose, on n’a tout simplement pas le choix.

La structure crée la culture
Nous irons chercher du côté de Marc Halévy, qui souligne la nécessité de passer d’une structure pyramidale à une structure en réseau, « un ensemble de petites entités autonomes en interactions fortes les unes avec les autres, fédérées par une identité commune ou un projet partagé ».
Le réseau est la meilleure réponse face aux complexités extérieures qui impliquent une nécessaire agilité.
C’est tout le paradigme du pouvoir qui s’en trouve bouleversé : on passe d’une illusion du pouvoir à la notion de montée en puissance des collaborateurs au service de leur rôle. La limite n’est plus structurelle ou managériale, mais liée à chacun dans le cadre de son rôle. Finie la bureaucratie, vive la création de valeurs !

L’humain ou l’énergie de la responsabilité
Dans cette nouvelle organisation, chacun aura un rôle, encore faut-il qu’il veuille et accepte  de le porter en étant capable de le prendre en charge. Ce qui implique de comprendre de quoi il s’agit et d’avancer vers cet objectif sur lequel il a pleinement conscience d’être attendu. Evidemment dans une organisation, tout le monde n’est pas prêt à se saisir de cette énergie de la responsabilité, ou pire, il peut échouer. Son travail devra être repris par une tierce personne.
Ceux qui prennent les responsabilités deviennent des « associés » alors que les autres se voient offrir le temps et l’accompagnement nécessaire pour les amener, à terme, vers ce statut. Le principal défi du self-management consiste à inciter, entraîner tous ceux qui ne se saisissent pas de cette énergie, qui ont une culture de la responsabilité encore trop faible, du fait de leur éducation ou de leur peurs.

Le but ultime sera d’amener chacun à la confiance, préalable à toute forme de responsabilisation mais aussi condition du passage à l’action, de la mise en mouvement vers la création de valeurs et le self-management.

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