Le capital relationnel à l’épreuve du business

Dernier volet de notre trilogie sur le passionnant ouvrage, « la relation, le nouvel or des entreprises », de Fréderic Bedin, Benoît Désveaux, Laurence Malençon et leurs équipes d’Hopscotch : rencontres avec deux « stars » de la relation, Maurice Obadia et à Duc Ha Duong.

Les deux économies, selon Maurice Obadia
« On ne crée pas, on n’échange pas que des choses matérielles, mais aussi des informations, des affects, des sentiments … beaucoup d’émotions, surtout. Cette économie de la relation doit être recréée tous les jours, c’est pourquoi on parle de capital relationnel.
Dans le monde occidental des années 80, le tissu relationnel n’était intéressant que s’il était convertible en argent. L’économie de la relation était vue comme une sorte d’utopie.

La qualité est rare
On sait traiter aujourd’hui un amoncellement de données sans précédent, mais le but dans l’économie relationnelle, c’est de retrouver de nouvelles raretés : une relation de qualité avec de vrais sentiments, pas des like car ils sont surabondants.
On ne peut créer des relations de qualité qu’à travers une information travaillée, moins monolithique, plus coûteuse en temps, en énergie et en dépenses.

De l’économie du service à l’économie de la relation
Une relation de qualité réussie s’opère à la demande mutuelle et se maintient au-delà du moment où l’on a délivré l’information ou le service. Pour passer de l’économie du service, fondé sur un strict échange, à l’économie de la relation, il faut envoyer un message d’ouverture sur d’autres sujets que la relation strictement économique.
C’est ce qu’essayent de faire toutes les marques sur les réseaux sociaux : garder le lien, entretenir la communauté ».

La théorie des 5 flux, selon Duc Ha Duong
Le premier est le flux des biens matériels, dont les échanges sont fluidifiés par le second flux, qui est financier. Il existe également 3 autres sortes d’échanges, immatériels et non marchands : l’émotion, la connaissance et la confiance.
Ils sont subjectifs, impermanents, mais essentiels car ils représentent notre humanité. Ils sont indispensables à notre économie qui est « l’ensemble des activités humaines autour de la production d’échanges ».

Leur alignement crée de l’intégrité
Une entreprise qui prend en compte ces flux non marchands exprime son intégrité et celle de ses collaborateurs. Ainsi la confiance que nous allons développer dans nos relations professionnelles repose sur la stabilité de la personnalité de notre interlocuteur.

On rêve d’une troisième voie
Le constat de Duc est désespéré : on arrive au bout du gâteau matériel, dans un monde mondialisé où il n’y a plus de ressources.
Sa solution est une troisième voie, celle d’un entrepreneuriat non darwinien, collaboratif, attentif à la différence de pensée, fonctionnant sur des règles de durabilité et établissant la croissance sur des règles autres que le profit à court terme.
Notre activité de communicant consiste à créer et enrichir ces échanges immatériels chez nos clients, aussi bien avec leurs communautés de collaborateurs qu’avec leurs communautés externes.

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