Le changement ? Oui, mais dans la continuité …

On a vite fait d’interpréter le présent pour justifier des changements immédiats et radicaux. La Covid pourrait ainsi inciter les entreprises à une transformation radicale de leur modèle. Ce serait oublier un peu vite que les révolutions ont le plus souvent été synonymes de désastres et ont engendré – de manière prévisible – des résultats à l’opposé de leurs promesses.
Début d’une trilogie sur le changement, son accélération et la continuité.

Début d’une trilogie sur le changement, son accélération et la continuité.

Oui à l’auto-renouvellement
Il doit s’inscrire dans une continuité et non dans une coupure brutale avec le passé. Depuis 20 ans, les études consacrées au management sont obsédés par cette question du changement à grande échelle ; la crise de la Covid a intensifié la ruée vers la transformation digitale.
Or, comme pour les révolutions, les réactions humaines ne peuvent pas être anticipées et conduisent à des retournements de situation et à des conséquences inattendues sur lequel on n’a pas prise. La transformation se heurte à des réalités humaines fondamentales.

Les entreprises sont le produit de leur propre histoire
On a trop souvent considéré les entreprises, au même titre que l’économie dans son ensemble, comme des machines entièrement démontables et reconstruites, et les humains comme réduits à leur statut de robots.
Les entreprises ne fonctionnent pas comme des ordinateurs. Les humains en sont à la fois le carburant créatif et leurs propres limites.

La destruction créatrice
Le changement est inévitable car bon nombre de modèles sont devenus obsolètes et doivent changer ou périr. La tâche de nos dirigeants va être de conserver et développer les points forts et éliminer ou transformer les faiblesses et les éléments inutiles.
Cela commence par identifier en quoi consiste la continuité, qui sera le socle du changement.

Savoir accepter les limites de l’humain
Le changement devient un processus d’apprentissage. Les méthodes effectives à l’époque industrielle ne fonctionnent plus. Reconnaissons que nous ne savons pas toujours ce qui va marcher ou pas.
Les erreurs répétées durant la pandémie ne veulent pas dire que nos dirigeants se trompent mais qu’il leur faut se servir d’un paradigme d’apprentissage et de test de la voie à suivre. Qui tiennent compte des comportements humains plutôt que de décider d’objectifs à atteindre et de planifier leurs actions en conséquence. L’intelligence artificielle, qui reproduit les défauts et les préjugées des humains n’est donc pas la panacée.

Un état d’esprit empreint d’humilité
Il nous permet de mieux comprendre que le changement ne peut s’envisager qu’ancré dans la continuité. C’est précisément parce que le changement est une constante que ses fondations doivent être particulièrement solides.
La société, dont la continuité repose sur l’humain, doit être à  son service, en combinant performance et humanité.

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