Le marketing selon Tintin

Lundi 10 janvier c’était la journée mondiale – non officielle – de Tintin, en souvenir de la parution de la première aventure de Tintin dans le journal bruxellois, le petit vingtième, en 1929.
Qui ne connait pas Tintin, même sur la lune ? Des 23 albums, jusqu’en 1976, qui sont une source d’inspiration inépuisable pour les marketeurs, voici  les 5 leçons que nous pouvons en tirer

L’art de capter l’audience
Pour interagir avec elle, il faut commencer par la respecter. Les personnages créés par Hergé nourrissent une véritable galerie de portraits, très représentatifs de la société humaine, qui permet à ses lecteurs de s’identifier à eux.
La narration est efficace. Ici Laszlo Carreidas est au premier plan. Les détails de son accoutrement nous renseignent largement sur le personnage. L’action est amenée subtilement jusqu’à son paroxysme.

La simplicité
Hergé est l’inventeur de la ligne claire, un style graphique qui exprime des choix précis et rigoureux, que peu de dessinateurs ont été capables t’utiliser durablement. Elle d’une beauté sans artifice. Hergé en a fait une marque de fabrique, au prix d’un travail intense et acharné. Une bonne image vaut mille mots.
On peut lire la scène suivante comme un large paysage circulaire procurant un sentiment d’immensité ou la progression lente et difficile de Tintin et ses amis dans la neige épaisse.

Le sens du détail
Il n’est pas incompatible avec la simplicité, bien au contraire il l’équilibre. Il apporte une crédibilité au récit et amplifie la fascination du lecteur en produisant des univers stylisés mais réalistes. En communication, le marketing du détail exprime bien ce souci de se différencier de ses concurrents.
Façades extérieures, entrée principale, détails sur des pièces remarquables, des anonymes en visite … Le décor est planté, Tintin peut arriver !

L’art de raconter des histoires
Hergé est un narrateur exceptionnel. Il se disait lui-même piètre dessinateur mais bon conteur. Ses histoires sont faciles à comprendre et à suivre car elles reposent sur trois fondamentaux : le mystère, le voyage et le climax (point culminant de l’histoire) et sa conclusion. L’art du marketing, c’est le storytelling …
Le découpage est quasi cinématographique avec la manière dont il rend compte de chaque action grâce à une variété de plan. Le dernier permet de découvrir l’ensemble de la scène et de comprendre les événements.

Un effet enthousiasmant et exaltant
Rien n’est pire que la morosité ou l’ennui, mais ça ne risque pas d’arriver avec Tintin.  Ses aventures sont un « call to action » (terminologie éminemment marketing pour décrire une action incitant le consommateur à passer à l’acte d’achat).
On pense que le Capitaine Haddock va tomber et on suit ses contorsions désespérées. Hergé nous entraîne dans une suite d’épisodes sans temps mort.

Chaque semaine Hergé m’inspire et illustre ce blog. Il était naturel de lui rendre ce modeste hommage !

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