Le sacré business des influenceurs

Fini le temps où les consommateurs se fiaient exclusivement aux campagnes de publicité mettant les marques en valeur. Le boom de l’internet et des réseaux sociaux a créé un afflux désordonné de messages qui s’est progressivement organisé autour d’une nouvelle forme de recommandation, générée par une population, les influenceurs, devenue un véritable corps de métier.

Dans le Larousse depuis 2017
Mais le concept a été développé dès les années 40 par le sociologue américain Paul Lazarsfeld. Il a théorisé l’idée que la communication ne se fait pas forcément d’un point A à un point B.
Elle se déroule en plusieurs temps et passe par des relais, aujourd’hui les influenceurs, qui sont les intermédiaires entre un produit ou une marque et leur communauté.

Un marché en plein boom
C’est l’un des canaux de communication les plus dynamiques, notamment vers les jeunes générations. C’est pourquoi les entreprises n’hésitent plus à faire appel aux influenceurs, dont certains sont suivis par des milliers de followers, amenés à jouer un rôle de premier plan dans la politique marketing de certaines marques.

Comment monétiser l’audience numérique
Il existe trois manières :
– la publicité programmatique, qui est pilotée par des logiciels afin d’allouer les budgets sur les différentes plateformes, Instagram ou Youtube principalement.
– l’affiliation, qui est un système qui permet d’encoder un lien avec un cookie de suivi pour toucher un pourcentage sur les ventes réalisées.
– la plus grande part des revenus, que sont les posts sponsorisés, le placement de produits, les « stories » (photos ou vidéos éphémères à feuilleter) ou encore les Reels (fonctionnalité qui permet de s’exprimer en vidéo, jusqu’à 60 secondes).

Le profil des influenceurs
Ils tiennent leur force du nombre de leurs abonnés. Leur mission consiste à communiquer, échanger et interagir avec une communauté que l’influenceur fédère. Ils sont généralement experts dans leur domaine, afin de diffuser du contenu en adéquation avec la stratégie de l’entreprise, gage d’une synergie et d’une collaboration efficace.
L’influenceur va en effet devenir un ambassadeur de la marque ou du produit afin d’en augmenter la visibilité. Il permet également d’atteindre des cibles que la marque n’est plus capable de toucher, notamment les moins de 35 ans, qui regardent moins la télévision.

La notoriété ne fait pas tout *
L’agence advent a étudiée les data sur près de 4 000 personnalités dans le monde, pour créer un outil de mesure à partir d’indicateurs chiffrés. Selon Jérôme Neveu, son Président-fondateur, « outre la popularité, il faut également identifier la force du lien des influenceurs avec leur public, mais aussi  leurs champs d’intervention et leurs domaines d’expertise ».

Que faut-il conseiller aux marques ?
Pour Jérôme Neveu, « le basculement du temps télévisuel vers les réseaux sociaux rend incontournables les influenceurs, plus particulièrement si on cible les jeunes. On est passé de l’ère du média planning à l’ère du ciblage ou du celebrity marketing ».
Le baromètre créé par advent permet de normer un univers qui, sinon, resterait subjectif, donc aléatoire, et qui évolue vite.

* A lire sur ce sujet, l’excellent article dans le dernier numéro de Capital

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.