Le sport trait d’union entre bien-être et performance

Comment conjuguer les deux ? Alors que nous nous éloignons progressivement de la Covid, il est temps d’envisager notre vie en termes de choix et non plus d’obligation. Pour imaginer cette vie nouvelle, nous pouvons jeter un œil dans le rétroviseur pour tirer les enseignements de la période passée et mieux se projeter dans l’avenir.

Repenser notre rapport au temps
Le travail hybride est plébiscité : gain de temps sur les trajets, meilleur équilibre vie professionnelle / vie personnelle, flexibilité des heures travaillées, choix du lieu de travail …
Ces réalités remodèlent notre rapport au temps et plus précisément la façon dont nous le gérons ainsi que notre capacité à organiser notre quotidien autour de nos besoins, notamment physiologiques.

Prendre en compte les rythmes naturels de la vie
Le sport les a toujours naturellement assimilés. La nécessité de la performance oblige les athlètes à étudier et prendre en compte tous les éléments, dans leurs moindres détails, qui peuvent faire la différence sur le terrain.
Inspirons-nous de ces « best practices » pour organiser notre temps en fonction des tâches à réaliser, dans une approche purement productive. Mais aussi et surtout pour remettre notre fonctionnement biologique au centre de notre quotidien, et pour réveiller notre créativité.

Une saison en enfer
Dans son livre (co-écrit avec Frédéric Millet), Christophe Urios, le manager du club de rugby de Bordeaux-Bègles, parle de la chronobiologie, l’étude des rythmes biologiques. Elle nous donne les moyens pour mieux nous organiser et nous apprend que certains moments sont plus propices à telle ou telle activité, selon le chronotype de chacun.
Ainsi, certains seront plus à l’aise pour les tâches analytiques le matin et les exercices créatifs l’après-midi, contrairement à ce que l’on peut croire.

Améliorer confort ET performances
C’est ce que nous apprend la chronobiologie : l’amélioration du confort et l’augmentation de la performance ne sont pas forcément antagonistes. Devoir sacrifier l’une pour l’autre n’est pas une fatalité.

Le monde n’appartient pas à ceux qui se lèvent de bonne heure
C’est un mythe, comme le démontre le chercheur K. Anders Ericsson. Nul besoin de sacrifier son sommeil sur l’autel des bilans de compétences. Les grands champions dorment beaucoup, car ils ont encore plus que les autres besoin de récupérer.
Pouvoir dormir plus tard le matin est donc un argument totalement recevable en faveur du télétravail.

La performance est liée au bien-être personnel
C’est pour optimiser les deux en même temps qu’il est temps de repenser notre mode de vie. La crise de la Covid nous a permis d’expérimenter de nouvelles façons de vivre et travailler, sur des rythmes différents.
C’est maintenant aux managers d’intégrer cette flexibilité (qu’ils ont toujours recherché en termes d’emploi) dans l’intérêt de leurs salariés et de leurs entreprises.

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